Salons, festivals, signatures...

   

Le polar autour de 68 - Bibliothèque de Sotteville-lès- Rouen - 6 mai 2008

 

68

Pour inaugurer l'exposition consacrée à Mai 1968, la bibliothèque de Sotteville-lès-Rouen avait invité Jean-Bernard Pouy, Patrick Raynal et Max Obione autour d'une table ronde. Après l'apéro et le discours de Pierre Bourguignon, député maire, grand amateur de polar, les trois 68tards ont échangé avec la tatche qu'on leur connait notamment sur le néopolar devant une assistance d'une trentaine de personnes. Sylvie Auzou, directrice de l'établissement, a mené le débat avec pertinence. 68 marque-t-il un tournant, une inflexion dans la littérature noire ? Consumérisme à tout crin et individualisme forcené, désillusion et désenchantement, ces "amères défaites" qui ont suivi 68 sont présentes dans la production littéraire de ces années qui voient s'installer la crise des quarante "piteuses". Le terrain d'aventures du polar quitte la truanderie pour envahir le réel social. On cita Manchette, Fajardie, et bien d'autres encore. Ce survol rapide a été l'occasion de manifester l'importance de la littérature populaire dans le "dit" du monde aussi imparfait soit-il. Les discussions ont continué bon train dans un restaurant de Rouen.

       M. Obione, JB Pouy, Sylvie Auzou, P. Raynal                         Le trio (J-B toujours le poing levé)

                      Max                                                Max Obione et Patrick Raynal

 

Bière littéraire à Pordic (22) - Invité Max Obione

10 avril 2008

 

 

 

 

Merci à Férédric Prilleux

et à toute son équipe

La Noiraude (fonds spécialisé dans la nouvelle noire) avait invité Max Obione dans le cadre de sa 8ème Bière littéraire à l'occasion de laquelle sont proclamés les résultats du concours annuel de nouvelles. (1)

50 personnes assistaient à cette soirée cabaret. Sous la houlette du maître de cérémonie Frédéric Prilleux et son équipe de joyeux lurons, la première partie fut consacrée à la proclamation des résultats en présence de plusieurs candidats ayant fait spécialement le déplacement pour la circonstance. Un extrait de chaque nouvelle a été lu et Max a fait son commentaire. Précisons le thème imposé : s'inspirer d'une signalétique, panneaux routiers ou autres. Entracte arrosé de bière bretonne. La seconde partie fut entièrement dédiée à Max et à ses livres. Frédéric, désormais fin connaisseur des "obionades", a conduit l'interview dans une ambiance du tonnerre. Pour l'ensemble du public Max Obione était un parfait inconnu, il avait tout à gagner. Il a donc fait son show et a pu expliquer également le concept de Krakoen. Au final, il a sacrifié à la tradition en chantant un blues de sa composition, repris en choeur par la salle. Yeeaah !

Après une séance de dédicaces, la soirée s'est achevée par un dîner sur place avec les lauréats, Max et tous les membres de la Noiraude. Cette 8ème édition fut une réussite. Hips ! Bien bonne cette bière...

                         Le public                                             Frédéric Prilleux proclamant les résultats

L'homme qu'a vu l'ours                                                 L'interview

Troisième mi-temps

(1) Proclamation à Pordic du 9ème concours de Nouvelles " La noiraude / la fureur du noir". Les cinq premiers lauréats du concours sont : Maryse Poly, Sébastien Klotz, Claudio Rubiliani, Céline Penverne, Philippe Gournay. Ils figureront dans un recueil collectif à paraître aux éditions "Terre de Brume" en novembre 2008 à l'occasion du festival de Lamballe. Ce recueil comprendra en outre des nouvelles de Dominique Sylvain, Gérard Alle, Philippe Huet, Max Obione, etc...

   

Salon du polar de Lens (62) 29 et 30 mars 2008

Jimmy et Chantal à l'oeuvre

 

A table (Evelyne Jahouel et Franck

Membribe au premier plan)

 

Une dérouillée pour les ch'tis Thilliez

Demetz

 

Le Picon bière pardonne rarement

 

Jimmy Demetz fait l'article

 

"Il court, il court le furet, le furet des jolies dames..." Pascal, Isabelle et sa copine de la caisse

 

 

 

 

Notre reporter Pascal Jahouel revient du pays des ch'tis ...

                      Quand le polar en sort...

N’en déplaise aux p’tites biroutes, à longue banderole haineuse, mais la noblesse de coeur des ch’tites biloutes du Nord est proportionnelle à l’étroitesse d’esprit de ces cons sanguins. Lors du 12eme salon du livre policier de Lens, nous, fiévreux normands et méridionaux placides, l’avons une nouvelle fois constatée de visu… de temps à autres à nos dépends… faut r’connaître !

Avec l’impatience d’addicts en manque de came, tels des aventuriers de l’impossible, nous nous étions embarqués dans cette expédition septentrionale en visant une reprise de langue avec le Picon bière et la gente polardière locale, plus qu’une sinécure les arpions en éventail.

Une triplette de la krakosphère, moins avisée et plus délicate du gosier, mais supportant d’avantage les bottes en caoutchouc, avait décliné et préféré se rabattre sur la Bretagne pour se rincer le museau au muscadet de jeune fille.

Comme il se doit à cette époque de l’année, le Pas de Calais était, selon les indigènes, humecté d’une séante bruine. Les méditerranéens, qui sont volontiers hyperboliques, trouvaient que cette pissée de moineau s’apparentait davantage à un déluge.

Nonobstant les aléas climatiques, dès notre débardage en pays minier, nous avons été pris en charge par la bande à Demetz. Quasi manu militari, une fille aux yeux azur, comme seul un pays au ciel plombé peut en engendrer, nous a drivés jusqu’au collège Léonard de Vinci de Carvin. Sur le trajet, lorsque nous interrogeâmes madame « beau regard » sur l’objet de ce transbahutage, un sibyllin : « J’en sais rien ! », nous fut rétorqué. J’ai vu à ce moment dans les hublots d’un Membribe atterré un signe anticipé de condoléances aux parents des victimes.

Vrai de vrai qu’avec les sanguinaires occupant les lieux on pouvait redouter le pire. Outre le Demetz de sinistre mémoire sus cité, on comptait aussi Philippe Masselot, l’instigateur du coup, Franc Thilliez, Jeanne Wouters… j’en passe et pas forcément des préférables.

Mais quelle ne fut pas notre surprise de zieuter, à notre arrivée, la prunelle étincelante de gamins fascinés d’avoir, en chair et en os, sous la main des gars capables d’écrire des trucs tellement horribles et d’être aussi bath. Qui plus est, ils pouvaient leur tenir le crachoir à bâton rompu.

Merde ! La prise d’otage attendue se révélait être un acte d’une grandeur d’âme de première bourre : « Une promotion pour la littérature au collège » !…Ah les braves mecs !

La soirée se poursuivait du côté de Lille où Jimmy, toujours lui, accompagné de sa complice Chantal nous avait concoctés un festin pas moins qu’étoilé. Thilliez et Masselot, accompagné de son épouse, en étaient bien évidemment. Nous avons disserté tard dans la nuit abreuvés de blues et de 3 monts, sur l’univers du polar, sur la jungle de l’édition, nous avons fait swinguer le monde, puis parlé de nos p’tits derniers, de nos aînés qui nous donnent bien des soucis ma bonne dame… avant d’attaquer les chose sérieuses : Le tournois de baby ! Et autant Thilliez il est loin d’être mauvais question prose, autant il est quelconque au p’tit foot. Tout ça pour dire que nous, les Sudistes, on leur a bel et bien mis la pâtée aux Nordistes !

Dans les environs d’où l’on ne sait plus si le soir est déjà aurore ou vice versa, la fatigue nous a happés.

Dur réveil

Le sommeil avec ses cavalcades de rêves et de cauchemars a fait son œuvre. Et au point du jour nous étions, à peine plus glauque que ça, chaleureusement accueilli par Isabelle, François, Virginie, Christophe et tous les autres organisateurs du salon de Lens, le cœur en bandoulière. Les « Furettes » étaient là aussi tout sourire. De ce sourire sincère qui montre ses quenottes. Côté plumitifs, il y avait également du beau linge. Je me prosternais devant Pouy, saluais bien bas Vallet, m’inclinais face à Martin, Elisa Vix, Dounovetz et Roger Facon. Mes articulations grinçaient, las j’accordais une génuflexion tout juste esquissée au reste de la bande.

Le samedi matin s’est effrangé gentiment entre discours officiels, et remise du prix du meilleur premier roman policier à Michel Bussi… Un gars de chez nous, près de Rouen ! L’après-midi était un copier coller de la matinée.

La foule était ailleurs. Ou plus prosaïquement tout près de nous, à l’extérieur, sur le parking de Bollaert. Enturbannée de sang et or, elle faisait le pied de grue devant les autocars qui la mènerait au Stade de France. Lens est une ville de football, et ce samedi le dieu ballon réclamait son dû. Glouton, il a siphonné d’un coup tous nos visiteurs potentiels.

Peu importe le vent du nord est balsamique. Le dimanche nous retournions, comme un seul homme, guillerets à la mine, une chanson paillarde du carnaval de Dunkerque aux lèvres. Et cette fois-ci, ils étaient au rendez-vous les lensois, dont nous nous languissions tant. Des gens pas ramenards, courtois, rieurs. Ah le bonheur que d’être lu par ce genre humain là ! Au milieu de cette gentry haut de gamme, on a pu mettre un visage sur le pseudo de Michalon, un accro au forum du site Pol’Art Noir de l’ami Galmel.

Sans que nous ayons eut le temps de dire ouf, c’était déjà l’heure de repartir vers la grisaille de notre quotidien. Dans le TGV qui nous ramenait vers la pluie Parisienne qui, elle, mouille, nous avions encore des images de nos éclats de rire, de nos bons et moins bons mots, voire de nos envolées lyriques. Et c’est là que les effets secondaires du Picon bière se sont fait redoutablement sentir…

J’étais déjà nostalgique !

7/04/2008


Mauves en noir-Mauves sur Loire (44) 29 et 30 mars 2008

La Loire à Mauves

Hervé, Jeanne et Patrick Galmel

Le recueil 2008

(avec une nouvelle de Jeanne,

Hervé et Max)

La Jeanne frigorifiée

Ouest France du 30 mars 2008

Le stand

Patrick Bard dégustant des huitres

WANTED

Hervé croqué

 

Depuis deux ans, ils nous réclamaient. On a fini par céder et on est descendus à 3. Bien nous en a pris, ce fut formidable en tout point.

 

Ses yeux noirs étaient mauves par Jeanne Desaubry

Belle affluence pour Mauves en noir !

La Loire roulait des flots grossis par la crue, les TGV passaient en faisant trembler l'air, mais à l'intérieur de la salle, le festival battait tranquillement son tempo. Pour ma part, c'était une découverte.

J'ai aimé : le professionnalisme d'une équipe bénévole super sympa et très organisée. J'ai aimé, beaucoup, les huîtres et le Muscadet. J'ai apprécié les lectures, la conférence, la soirée pleine comme un œuf entre le concert et la nuit du court métrage, l'expo de vieilles couvertures de polars. Le public était nombreux, pas trop radin même si, ziens-ziennes, je vous le dis, la restriction touche de plein fouet, ça y est ! On se paye encore son tiercé, on sue à payer son crédit pour la téloche de deux mètres de long, alors on n'achète plus guère de bouquins. On s'était déjà fait cette réflexion à Paris, ça semble se confirmer.

J'ai aimé encore, l'accueil des festivaliers qui logent ces drôles de bêtes que sont les polardeux. C'est ainsi que j'ai partagé le lit de Mouloud Akkouche. Ne vous méprenez pas, mon mari était là…et c'est un saut dans le temps qu'il faut faire : Mouloud avait eu la chance d'avoir les même hôtes délicieux que moi, l'an passé. J'ai aimé : les jeux d'énigmes pour les gamins, le plus petit manège du monde, la soirée disco année 70…J'ai pas aimé la température ! - 15° dans la salle à vue de pif rouge et de pieds glacés. Moon boots et casquette à oreillettes obligatoires. Ça a l'avantage de mieux dissimuler le casque à pointe du réveil matinal après les libations nocturnes. Faut dire, on nous la jouait sévère avec le changement d'heure en plus ! J'ai bu un coup avec … tout le monde ou presque. Pu dire mon admiration à certaines et certains, raconter mon boniment à des braves gens qui subjugués ont acheté mes bouquins (ou se sont barrés fissa)

Poussé la chansonnette avec Max en duo : aahhhhhh !!!! cette lecture de « Gaufre Royale » à deux voix : un grand moment… réservé à une élite (la salle était riquiqui !!!)

Et puis d'un coup, la Jeanne qui pourtant essaie de ne pas trop se faire le chou fleur, s'est retrouvée le micro en main à féliciter un gagnant du concours de nouvelles. J'y croyais pas !! Moi ! remettre un prix ! J'ai fait comme si j'en décernais tous les matins dans ma salle de bain, et basta.

 Bravo encore à l'équipe chargée du recueil : très bel opuscule, très pro, contenant et contenu haut de gamme. Ouest France a offert une belle couverture médiatique à cette manifestation riche et sympathique. Elle et ses organisateurs le méritaient bien. Le public ne s'y est pas trompé, venu parfois de loin.

Un ouiquinde de folie par Hervé de Carquefou

Un 29 mars pas tout à fait comme les autres à Mauves sur Loire, 2800 âmes, bourgade paisible à une dizaine de kilomètres de la belle ville de Nantes. En dehors de quelques pancartes, banderoles et autres personnages de carton noir plantés aux carrefours, rien ne laisserait supposer en ce matin pluvieux qu’une trentaine d’individus convergent vers leur cible. Touristes ? Non. Noctambules égarés ? Peut-être. Ces trente-là ont à leur actif assez de crimes pour assurer la carrière d’une promotion entière de l’Ecole de la Magistrature. Ils repèrent la gare, puis le gymnase en face. Pénètrent dans les lieux. Pas chauffé. Ça ne va pas durer. Parmi eux, trois rebelles du crime sur papier, des météorites de la galaxie polardière : les envoyés spéciaux Krakoën. Une télé nantaise a annoncé leur venue imminente. Un journal à grand tirage a précisé la chose le matin même. Les habitants sont prévenus, la rumeur a circulé, elle se confirme : ILS sont là. Max, le chef, a déjà installé le totem. Jeanne Desaubry, venue escortée de ses gardes du corps Dom’ et Mart’, admire l’œuvre du boss. Hervé, son inséparable mètre pliant à la main, vérifie l’espacement des piles de livres. Tout va bien. Les Rose Blême, les Mistral Cinglant, les Gigue, les Amin’s blues, les Dolla, les Sceaux de l’ombre, les Hosto, les Cubaine et tous les autres n’attendent plus que les visiteurs impatients. Que la fête commence !

                                         Epatant

Comment résumer en quelques phrases un festival comme Mauves en noir ? On ne peut pas ! Max, qu’est-ce que tu m’as demandé là ? Essayons quand même. Voyons… Convivialité. Oui, c’est bien ça, c’est le maître mot. Les organisateurs (grand merci à Linda et Gilles Renoul, et à tous les autres qu’on ne peut citer tellement ils sont nombreux) ont tout prévu, tout arrangé, tout fignolé tant et si bien qu’on se sent d’emblée comme à la maison. Des coqs en pâte. Muscadet et huîtres à déguster sur le stand, s’il vous plaît… Grillades et paella, fromages et dessert, boissons à volonté… Quoi ? Ah oui, il faut causer du polar. Allons-y. La presse nous ayant fait les honneurs, nous avons moins qu’ailleurs à forcer nos talents de « rabatteurs ». Les lecteurs sont là, fidèles à l’ambiance des lieux : joyeux, souriants, curieux. Parfois acheteurs. Que du bonheur ! Les trois demi journées passent trop vite. On voit la vie en Mauves… Rencontres avec d’autres auteurs, bien sûr ; discussions avec des visiteurs, évidemment ; remise sous les applaudissements des prix du concours de nouvelles par une Jeanne et un Max très en verve ; papotage polar avec Pol’art noir en personne (Patrick Galmel) venu de Rennes nous faire un brin de causette ; bavardage avec le grand Claude (le Nocher) qui prend moult clichés et nous concocte un article sur son blog ; bref ! on ne s’ennuie pas. La presse, décidément, nous aura eu à la bonne, avant, pendant et après le festival. Et c’est à Max Obione que revient le privilège de conclure le reportage que FR3 Nantes a consacré à l’événement, avec cette courte, mais détonante, image de fin :

Mauves est à marquer d’une pierre noire dans la liste des manifestations polardières à ne manquer sous aucun prétexte. Mais rassurons-nous : les organisateurs songent déjà à la 8ième édition et nul doute que la petite fabrique en sera !

Durant ce week end, Krakoen était sur tous les fronts du polar : Marie à Lyon, Jean-Marc, Zolma, Franck et Pascal à Lens, Georges et Claude à Flers.  

Salon du livre de Paris -
   
   
   
   

Sang d'encre - Vienne (isère) 17-18 novembre 2007

Vienne

François Joly, madame et Franck Thilliez

Le cluedo

Max et Catherine Fradier

Grégoire Hervier et Franck Thilliez

La salle des fêtes

Guy Girard lève son verre

L'intérieur

 

 

Vendredi

La grève des transports installe beaucoup d'incertitude sur la venue des auteurs. Les organisateurs sont inquiets. Je prends la voiture ce vendredi 16, surtout contourner Paris bloqué par les embouteillages, direction Vienne en passant par Orléans, Montargis pour rejoindre l'A6. Le moteur HDI ronronne, le contournement de Lyon est interminable mais me voici à Vienne à la nuit tombée. Installation Hôtel de la Poste dans lequel quasiment tous les invités vont descendre. Catherine Fradier est déjà là ainsi que Franck Thilliez. A 19 h 30 nous avons rendez-vous au lycée hôtelier "Belles rives" sur les bords du Rhône. François Joly nous reçoit avec sa sympathie explosive. Apéro et dîner sympa, entre deux plats et plusieurs gorgeons de Crozes Hermitage blanc (du feu de Dieu !), les élèves nous servent un cluedo en notre honneur. Catherine évoque le procès Opus Dei, on la rassure. On trinque derechef au déshonneur des culs-serrés et de la calote. Franck est épuisé par les promotions, il nous parle du film tiré de sa Chambre des morts, de la production, de la mesure de la fréquentation en salles dès le mercredi 14h qui permet de savoir si le film aura du succès ou non. Retour à l'hôtel, Franck est barbouillé.

Samedi

Frisquet, soleil, ciel d'un bleu pétant, je déambule dans la ville d'art et d'histoire, envahi par le marché aux couleurs bigarrées, je traverse le Rhône, puis retour, répérage du lieu du salon. En plein coeur, je découvre la grosse batisse carrée marquée du calicot noir qui signale la manifestation. Mise en place du stand Krakoen et du stand 813 que je tiens également. Midi, buffet, petits fours pour tous les auteurs présents, les organisateurs dont le sympathique Guy Girard et les bénévoles, quelques absents, mais l'ami Didier Daeninckx est présent. Je fais la connaissance de Black Jack et de sa compagne qui animent la Noir'rôde. Salut de Mouloud Akkouche, de Serguei Dounovetz, Marcus Malte, Dominique Manotti, Roger Martin, Maureen O'Brien... Grégoire Hervier et Julian Press.

Dans la salle des fêtes sombre, rencontre avec les deux libraires : Luciole de Vienne et A plus d'un titre de Lyon. Les visiteurs en connaisseur se bousculent, ventes et dédicaces se succèdent. Toujours des rencontres et des questions. Une dame : "Pourquoi écrivez-vous ?... " "Ah ma pauvre dame, c'est comme un mal qui me ronge, écrire ça me soulage !"

Puis vient le moment des discours : le député maire (UMP) décerne la médaille de la ville à François Joly. François souligne dans sa réponse combien il milite depuis tant d'années pour l'éducation populaire. On lui doit le festival Jazz à Vienne ainsi que Sang d'encre qui laissent une large place à la jeunesse.

Enfin, les prix littéraires ont été proclamés. Marcus Malte pour son Garden of love a décroché le prix des lycéens et celui des lecteurs. Roger Martin a obtenu le prix BD pour sa série KKK. Le prix Sang d'encre 2007 a été décerné par le jury présidé par Catherine Fradier à Omaha Crime de Michel Bussi édité chez PTC (Rouen). Remarquons au passage que c'est une agréable surprise (petit éditeur, auteur inconnu) Vienne joue pleinement son rôle de découvreur. Un exemple à suivre pour d'autres concours hors des sentiers battus.

Diner en commun, Pierre Hanot se déchaîne à plein décibels de sa voix de stentor.

Dimanche

Le public est au rendez-vous. Quelques amis de 813 me rendrent visite. Marie Vindy et Jérôme Monneret. Ventes et dédicaces. Une personne m'ayant acheté Calmar au sang au salon de Paris il y a deux ans s'est présentée, appréciation sympa, il repart avec Balistique du désir. Fin 18 h 30. (30 livres vendus, le pouvoir d'achat des lecteurs est en baisse, ça devient vraiment sensible).

J'ai la crève, plus de voix, je tousse comme un damné. Je dors à l'hôtel.

Lundi

Retour ronchon sur Rouen mais content de mon premier Sang d'encre que je peux comparer à Lamballe pour l'ambiance, la fréquentation, l'implication des établissements de lecture publique et le travail toute l'année avec les scolaires.

"Max, je te veux pour Sang d'encre !" m'avait lâché François Joly après avoir lu Amin'sblues dans la nuit. "Tu verras c'est du tonnerre !". François Joly que j'avais rencontré au Festival Livre et Musique de Deauville 2007 ne m'avait pas raconté d'histoire.

Une transfusion de Sang d'encre, et on est regonflé à bloc !

Max 24/11/07

On ne dira jamais assez combien ces manifestations promeuvent les petits éditeurs et les auteurs isolés au sein du grand barnum de la production littéraire. Que tous les organisateurs (bénévoles, sponsors et collectivités) soient infiniment remerciés !

   

Salon du livre de Midi-Pyrénées

Hôtel-Dieu Saint-Jacques, Toulouse, du 8 au 11 nov. 2007

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jan Thirion

Durant trois jours, les éditeurs régionaux font salon dans les grandes salles conventuelles de l'Hôtel-Dieu en bord de Garonne. Les livres aiment la proximité des fleuves. Ils forment un grand courant d'images et de mots que l'on regarde passer, pareil à l'eau, jamais le même. Curiosité de la manifestation : si l'objet livre est à l'honneur, les auteurs sont relégués dans la chapelle, hors des grands halls d'exposition, exactement comme ils figurent dans le programme, en dernière page, en petits caractères illisibles. Mais, après tout, rien ne justifie que les romanciers, les poètes, bénéficient d'un régime spécial. On peut les entasser autour d'une table en U. Cela convient parfaitement au cadre sulpicien et reforme la cène. Si Pascal Dessaint, Alain Monnier, Philippe Ségur et une quinzaine d'autres écrivains sont là, c'est grâce à l'Association des Libraires Indépendants qui se bat pour "l'accès à la diversité de la pensée et de l'imaginaire". Les voir à l'œuvre ce week-end, au service de la littérature, bénévoles comme il se doit, montre bien qu'ils restent le dernier rempart contre la pensée unique et le nivellement de l'intelligence par le bas. Pour sauver la profession, je leur ai proposé d'écrire sur un panneau : Adoptez un libraire pour Noël ! C'est propre, c'est ordonné, ça met la table et ça range tout quand c'est fini. En concurrence avec le Salon des Antiquaires, avec le grand rassemblement festif pour la candidature de Toulouse, en 2013, comme capitale culturelle européenne, et avec la manifestation des avocats anti-Garde des Sceaux de passage, le salon du livre n'attire pas de monde les deux premiers jours.

Puis, dimanche après-midi, c'est la bousculade. Des flots de visiteurs arrivent à pénétrer dans la chapelle et veulent leurs exemplaires... d'Irène Nemirovsky, après une lecture publique. A notre table fer à cheval, les gens font la queue leu leu, passant de l'un à l'autre avec des masques transparents de lecteur, de non-lecteur, de lecteur occasionnel. Parfois, ils parlent. Souvent, ils se taisent. Certains sont pressés de fuir, de peur d'être hypnotisés par l'auteur qui, en vérité, - ils s'en doutent -, veut leur vendre sa soupe. Non, eux, on ne les aura pas. Si les noms connus attirent, les inconnus sans nom font reculer, et pas que les presbytes qui ont besoin de distance pour déchiffrer les titres. Les myopes, quant à eux, se couchent parfois sur la pile de livre pour arriver à leurs fins. Heureusement, il y a les quidams à l'aise en toutes circonstances. A l'instar de cette jeune femme qui fait le tour des auteurs sans arrêter de téléphoner, et qui continue à dialoguer avec son portable en payant un bouquin au libraire. Parfois, on tombe sur un acheteur enthousiaste qui embarque plusieurs livres. Tout d'un coup, on a la puce à l'oreille. C'est un type engagé par l'Association des Libraires pour faire plaisir à leurs invités. Les livres sont ensuite remis en cachette dans les cartons pour un prochain salon. Une jeune femme m'aborde. Elle se présente sans dévoiler son nom. C'est une consœur. Elle a écrit un roman policier. De quoi il parle ? Elle ne veut pas le dire. Quel est le titre ? Motus. Il est publié ? Pas encore. Quel est l'éditeur ? Chut, c'est un secret. Mais, ce qui est sûr, me confie-t-elle, ce sera un éditeur international. Evidemment, je reste baba. C'est ma journée demoiselles. La suivante plonge son nez dans l'un de mes livres. Lorsqu'elle relève la tête, je lui demande si cette lecture lui plaît. Elle m'explique qu'elle lit à l'instinct. Elle ouvre un livre, elle lit une page ou deux pour voir. Ce qu'en disent les autres, elle ne veut pas savoir. Elle fait l'impasse également sur le résumé en quatrième de couverture. Elle ajoute qu'elle n'aime pas voir dans les romans les téléphones, les ordinateurs, les sèche-cheveux électriques et tous autres objets de modernité. Du réel, elle en a assez avec le monde présent. D'ailleurs, elle conclut en m'expliquant qu'elle n'a d'intérêt que pour les écrivains morts.  Les hommes n'ont pas grand chose à me dire. Possible que les couvertures de mes romans ne leur parlent pas. La tête de jeune Japonaise de Mikko touche le public féminin qui n'hésite pas à prendre l'ouvrage en main. Après avoir regardé l'un de mes polars, une autre femme m'avoue qu'elle a été traumatisée dans son enfance par sa mère qui tuait les animaux à la ferme. Elle ne peut plus lire une ligne qui suggère la mort. Dès qu'il est question de sang, elle tourne de l'œil. En s'en allant, gentiment elle me souhaite de ne jamais travailler dans un abattoir. Suivent deux amies qui travaillent dans le social. C'est dur, m'assurent-elles. Elles ont besoin de s'évader du monde sordide qu'elles côtoient chaque jour. Paradoxalement, les romans criminels leur changent les idées. Elles sont ravies que mes histoires noires se passent à Toulouse, là où elles vivent et travaillent. Chacune prend un roman différent pour le lire et se le prêter. L'amitié, c'est sacré, jurent-elles en partant. Au terme du salon, la nuit replie l'Hôtel-Dieu comme un livre en relief. Les auteurs échappent au rangement en vidant les lieux l'un après l'autre avant la fermeture.
Jan Thirion - novembre 2007


Lire en fête - 19 octobre 2007 - Soirée lecture

 

 

 

Max et Elise Bosson

Emeline Miserey

L'auditoire

 

        Le salon de thé de la nouvelle librairie "A mon seul désir" était plein comme un oeuf, plus de quarante personnes avaient préféré écouter les lectures krakoeniennes plutôt que d'assister à la piteuse défaite du XV de France devant l'Argentine. Elise Bosson, la maîtresse des lieux, accueillait donc dans le cadre de Lire en fête les éditions Krakoen. On reconnut dans l'assistance, Laurent Delabouglise, directeur de l'agence régionale du livre de Haute Normandie. Max Obione fit les présentations et donna le tempo à la soirée, arrosée de thés parfumés et de cafés exotiques. Emeline Miserey ponctua les lectures de morceaux originaux de clarinette composés spécialement pour cette soirée. Finesse mélodique et velouté du timbre, un régal des oreilles !Tour à tour, Claude Soloy en compagnie de la comédienne Claudine Lambert lurent des extraits de La Reine blanche et le Ramoneur. Le piquant des situations et du style allié à l'impeccable diction donnèrent un relief saisissant au texte. Puis ce fut Annick Marc Duprey qui déclama quelques uns de ses poèmes extraits de son recueil Les mots ont des errances avec beaucoup de flammes dans la voix. Vint le tour de Pascal Jahouel qui nous invita à danser avec verdeur et vigueur La Gigue des cailleras,avec en renfort le groupe de théâtre de Deville donnant une lecture chorale de son roman. Laurent Caillaud nous régala d'un savoureux texte de Casimir orangeade lorsqu'il découvre à la TV en couleurs que son héros gris de sa petite enfance était de couleur orange. Philippe Feeny était également des nôtres, pour la première fois dans une manifestation de cette sorte. L'Oranaise, son dernier roman, fut à l'honneur. Enfin les lectures se sont achevées sur Les Gnons de Max Obione, cette nouvelle se trouvrant dans son dernier recueil Balistique du désir qui vient de sortir. Claudine Lambert lut avec talent et pénétration ce texte noir qui entraîna une tension palpable dans le public.

      Puis ce fut le moment des dédicaces au rez de chaussée de la librairie. Les auteurs ont rencontré les auditeurs désireux de poursuivre leur lecture. Ces derniers ayant exprimé leur satisfaction souhaitent que cette soirée se renouvelle. Cette décision appartient à Elise Bosson, peut-être pense-t-elle déjà à la tenue régulière de soirées littéraires.

     Au total, une soirée mémorable, détendue, ayant permis à Krakoen d'afficher son dynamisme et la qualité littéraire de ses productions et à une nouvelle librairie indépendante A mon seul désir d'affirmer sa présence à Rouen.

Photos Hugo Miserey

                Claudine Lambert et Claude Soloy                                          Le groupe de théâtre de Deville

Annick Marc Duprey                                         Laurent Caillaud                                   Pascal Jahouel

Max et Philippe Feeny

                                 Dédicaces                                                    Claude Soloy et Annick Marc Duprey

Claudine Lambert

   

Salon du livre de Gaillac - 6 et 7 octobre 2007

 

 

 

 

 

Pascal Dessaint

 

 

 

 

 

Jan Thirion

Je me demande toujours comment peut-on mettre de si petites choses, en apparence, que sont les livres dans un lieu tel que cette abbaye de Gaillac. Je parle du monument d'une beauté stupéfiante sous le soleil, vu du pont, à une centaine de mètres, le Tarn en dessous comme un miroir vert statique, puis chute d'écume, puis rivière. L'intérieur n''est pas en reste, mais qui s'en émeut ? Tout le monde a l'air normal, comme au marché aux oignons ou à la foire aux célibataires. Il y a ceux qui passent et ceux qui demeurent atablés, soufflant sur leurs piles de livres pour qu'elles fondent plus vite.Les rencontres se font, les souvenirs affluent. Pour chacun, chaque confrère peut avoir une histoire. Avec l'un, on pense s'être déjà vus.Avec l'autre, on se connaît déjà sans s'être jamais vus. En fait, dans la proximité de nos oeuvres exposées, on se retrouve comme à une grande table de banquet, avec les tontons qui font rire, JB Pouy et sa fantaisie, Pascal Dessaint et ses sifflements d'oiseaux, Pascal Polisset et sa bonne humeur communicative, et chacun qui bavarde avec son voisin de gauche, puis son voisin de droite. De Dominique Manotti qui n'est pas loin de moi, je vois surtout sa photo grandeur nature qui me regarde droit dans les yeux. Enfin, je vois en chair et en os François Darnaudet, Gildas Girodeau, Philippe Ward qui existent bel et bien et ne sont pas des spectres ou des aliens sortant de leur univers fantastique ou SF. J'ajoute une poignée de main avec Claudia Beller.

La grosse voix dans le fond qui se fait entendre de temps en temps, c'est celle de Michel Galabru. La table où il n'y a plus un seul livre de poche - tout est parti le premier jour - c'est celle de Grimbert, auteur du Secret, dont le film est actuellement sur les écrans. Comme le samedi, le rugby est d'actualité, il y a de la fébrilité dans l'air. Personne n'a le résultat d'Australie-Angleterre. Leygonie, le philosophe à deux mètres de moi, lit de fond en comble son Equipe. Il bleuit à mesure que le temps passe. La France rentre en lice à 21h pour se faire hâcher menu par les All Blacks. Je réclame à goûter. Aucun gâteau sec n'a été prévu pour le quatre-heures des écrivains. C'est le seul point négatif à mes yeux de ce magnifique festival avec des organisatrices qui en ont plein les pattes parce qu'elles s'en donnent. Faut dire que le salon est étalé sur plusieurs niveaux. On me fournit trois fois des chocolats. Vous allez me dire pourquoi il nous raconte ça ? Il meuble ou quoi ? Non, c'est juste pour voir si vous suivez. Pour une fois, je n'achète pas de livres. De mes trois derniers salons je suis revenu avec quinze livres que je n'ai pas eu le temps d'ouvrir. Faut en offrir. D'accord, mais à qui ? Des jeunes qui lisent, je n'en connais plus. Et les adultes qui lisent ne veulent plus que des livres de gens qui passent à la télé ou des bestsellers qui font parler. Ils n'achètent pas des livres, ils investissent, et comme pour les actions, ils veulent un retour sur investissement fort. Je reviens à Patrick Mosconi. On parle. C'est la deuxième fois. On était en rapport à l'époque où il dirigeait la collection Sanguine. Souvenir. Je partage avec un autre auteur le point commun d'avoir habité le même village de Corrèze dans l'enfance, à la même époque. A ce propos, toujours pour ceux qui sont encore à me lire, je recherche, et c'est un élément important d'un récit sur lequel je travaille, ce qu'a transporté un convoi exceptionnel qui a traversé la France, en passant par la Corrèze, dans les années 1956/57/58/59/60. Si quelqu'un a un document sur le sujet, me le scanner si possible.

Retour à Gaillac le dimanche. Les fumeurs fument sur le pas de porte. Les non fumeurs gardent la maison. Le sosie d'Henry Salvador en plus jeune m'accroche parce qu'il porte le surnom de Mikko comme mon livre. Un homme se fait engueuler par sa femme parce qu'il s'intéresse à mes livres et qu'elle n'est pas d'accord pour qu'il en prenne un : T'as lu la quatrième de couverture ? T'as lu jusqu'au bout ? Lis jusqu'au bout ! Pendant qu'un couple d'hommes discute avec mon voisin Pascal Dessaint et reparte sans livre, un couple de femmes m'achète les trois miens d'un coup. Une maman gronde son fils qui met ses doigts pleins de chocolats sur les couvertures de livres. Comme à chaque fois, je retrouve le promeneur ou la promeneuse qui grimace à la lecture du résumé de Rose Blême et qui s'en va avec une sale mine. Cette fois, je l'interroge. Réponse : non, non, c'est parce que je vois mal. 16 heures, les sacs commencent à sortir de derrière les tables. Certains ont une longue route à faire. Les Catalans notamment. D'autres ont un train à prendre. Une auteur balise. Elle angoisse de louper l'heure. Pascal Dessaint la rassure comme il peut, en lui expliquant qu'il y a pire qu'elle. Un nom connu vient à la bouche qui se prive de beaucoup de rendez-vous pour éviter les transports, surtout l'avion. Cette fois, les organisatrices reviennent en force avec les cadeaux. Pour tous, trois bouteilles de vin. Du Gaillac, ça va de soi. Un blanc sec, un rouge et un liquoreux. Bises. Poignées de mains. A la prochaine. On garde le contact. Bonjour à untel que tu verras au Mans. Salue de ma part untel que tu croiseras à Cognac. Voilà Gaillac, un week-end superbe, déjà une page de l'histoire d'Occitanie.


La semaine est déjà là qui nous mange à pleines dents.  Jan Thirion 2007-10-10

   

Soirée blues et polar à Bouc-Bel-Air -Vendredi 14 septembre 2007 - animée par Serge Scotto sous le haut patronage du chien Saucisse.

 

Franck se concentre

Michel Creton au micro

 

Une salle de spectacle bien remplie (150 personnes) pour mettre en scène mes deux passions : la littérature et la musique. Quel pied ! Avec mon groupe actuel, SBAM, et une nouvelle chanteuse à la voix exceptionnelle, nous avons passé en revue quelques standards des années soixante à quatre-vingt. Jimi Hendrix, James Brown, Stevie Ray Vaughan… Côté polar, Michel Creton avait fait le déplacement grâce à l’audace de Michel Jacquet, un auteur qui tournera prochainement un second rôle dans sa série « Central nuit ». Le comédien était en verve, un peu bavard même, mais avec une telle carrière… Jean-Louis Pietri, auteur et ancien commandant d’une brigade criminelle, nous a fait partager sa connaissance de l’argot policier. Pour ma part j’ai dit quelques mots sur la genèse de mon dernier roman, « Ultime tercio à Salamanque » paru aux éditions Mare Nostrum.

Le lendemain, nous inaugurions avec Zolma un nouveau salon du livre à Bouc-Bel-Air et le surlendemain la deuxième édition du Balcon Marseillais du Polar parrainé par Franz Olivier Giesbert. Si après ça on ose prétendre que le clan des Krakorseillais ne se bouge pas assez… Franck Membribe

    

                   Saucisse sur les genoux de Serge Scotto


Le polar de l'été 2007 de Jan Thirion

 

 

 

Frontignan

Jan et Dennis Lehane

Chapitre 1 - Frontignan

Le débarquement des tireurs d'élite du polar international et français a généré la peur chez les autochtones qui se  sont barricadés derrière leurs volets, de peur de prendre une balle perdue. Même les cafés et restaurants alentour, pour la plupart, restaient fermés. Parmi la quarantaine d'auteurs invités, il a fallu choisir. Tous étaient disponibles et certains, plus que d'autres, car les plus célèbres attiraient la foule comme il se doit. Ainsi, j'ai pu longuement m'entretenir avec Villard sur le cinéma de Hongkong, avec Slocombe sur le Japon et les mangas, avec Manotti sur la police, avec Dessaint sur son journal qu'il publie désormais régulièrement entre deux romans, avec Olivier Thiebault sur l'édition, avec Fregny de littérature, avec Patrick Boman sur la colonisation, le roman historique, le journal de voyage, avec Jonathan Trigell de l'édition en Angleterre, du rôle de l'agent littéraire, avec Caryl Ferey sur le peu de revenus que rapportent les romans.

Bilan : deux jours pleins. Faut dire que pour le dixième anniversaire les organisateurs avaient gâté le public, avec Dennis Lehane en invité d'honneur.

Chapitre 2 - La Bastide de Sérou

Le jour où le Tour de France fait sa première étape pyrénéenne, la Bastide de Sérou, à dix kilomètres de Foix, ville départ, organise sa Foire au Polar. La concurrence est donc particulièrement rude entre les quelques auteurs de romans policiers que nous sommes et les coureurs cyclistes. Fort heureusement, on nous fait carburer à l'EPO de l'Ariège à base de foie gras de canard et de sambuc, un apéritif local, et nous nous démenons comme des bêtes pour dédicacer nos livres plus rapidement que les grimpeurs dans les descentes. La journée se termine en beauté avec un tribunal des auteurs, copié du très célèbre Tribunal des Flagrants Délires de France Inter. Des allumés font le spectacle, mais leur manière de parler des bouquins font qu'on gagne de nouveaux lecteurs et que l'on regarde fondre les piles de livres devant nous avec un certain contentement.

Chapitre 3 - Tarascon sur Ariège

Tarascon sur Ariège est également près de Foix. La ville inaugure son premier salon du livre en y mettant du cœur à l'ouvrage. Une centaine d'invités sur le parvis d'un immense centre culturel, dans un décor de western. Des pics de montagnes entourant les stands de livres. Pour rameuter les touristes, se tient parallèlement, à proximité, une grande compétition de radeaux sur la rivière, baptisée Course des Poubelles, où les participants doivent battre des records de vitesse et ramasser des algues qui ont proliféré depuis la canicule que l'on sait. Ecologie, sport et littérature se sont alliés cette fois pour le meilleur uniquement.

A Tarascon, comme à Labastide et Frontignan, Krakoën a fait jaser. On en parle. Les oreilles de certains doivent siffler.

   

Salon "Livres et Musique" - Deauville 4, 5 et mai 2007

"jazz et polar"

Les fameuses planches

Cette année, le salon du livre de Deauville "Livres et Musiques" ouvrait ses portes au polar et au jazz. Installé dans le Centre International, entre le Casino et les Planches, Krakoen y tenait un stand présentant tout son catalogue. Max Obione était invité pour présenter son Amin's blues et Stories of the Dogs en compagnie de Marc Villard et Jean-Bernard Pouy, tous les trois auteurs d'une nouvelle du recueil hommage collectif au rocker Dominique Laboubée.

Affluence quelque peu perturbée sans doute par le week-end électoral du second tour de la présidentielle.

En fin de matinée du samedi, David Foenkinos, romancier jazzophile (Le potentiel érotique de ma femme) a animé une table ronde sur le thème "Jazz around polar" avec Marc Villard,François Joly, Patrick Pommier, J-B Pouy, Max et Joe Pinelli. Origines et destin commun du polar et du jazz ont bien sûr été évoqués, J-B en avocat provocateur du diable a redit avec fougue, talent et drôlerie, qu'il excérait le jazz et qu'il préférait de beaucoup le rock; puis les participants ont répondu aux questions de Foenkinos sur leurs livres respectifs autour du jazz ou du blues.

Evelyne et Pascal Jahouel sont venus seconder Max le samedi.

Soirée concert lecture dans l'amphi où sont lancées les enchères pour acheter les yearlings avec Alain Gerber et un trio emmené par le grand bassiste Ricardo Del Fra.

Max a découvert, au cours de ces journées, deux personnalités chaleureuses du polar chacun à sa manière : François Joly, auteur de la Série noire qui vient de sortir "Les fans sans balance" dans la nouvelle série Suite noire, créateur du fameux festival de polar "Sang d'encre" de Vienne, organisateur du festival "Jazz à Vienne" (Isère) et Patrick Pommier, noveliste et critique de jazz, qui vient de sortir "Jazz gardé", polar édité chez Le layeur.

Un mot sur l'organisation impeccable et professionnelle : sous la houlette de Philippe Normand et de Laetitia Daget, les auteurs invités ont été particulièrement choyés. Que toutes les personnes ayant participé à la tenue de ce salon spécialisé qui s'installe parmi les manifestations autour du livre comme un événement important soient toutes amicalement remerciées.

   

David Foenkinos et Joe Pinelli                         Max                                                             Le plateau

Joe dans ses oeuvres                                                                   Le stand

François Joly                                            Patrick Pommier

Jean-Bernard Pouy         Marc Villard               Max Obione

 

Salon du polar de Lens - 31 mars / 1er avril 2007

Jeanne Desaubry

Jimmy Demetz le grand

Le trio

Pascal Jahouel et Max Obione

Evelyne et Pascal Jahouel

Les furettes avec Isabelle (à d.)

L'ami Jacques Vallet

 

Le boss m’a chargé d’une importante mission. Faire le compte-rendu de notre virée lensoise. J’ai d’abord reculé, intimidée par l’ampleur de la tâche, avant de trouver le remède.

Je vous laisse juge : trente trois centilitres d’une bière titrant 8.5 %…

Pâle rappel pourtant d’une folle soirée gastronomique à Faches-Thumesnil, c’est dans cet endroit qu’officie, secondé par la merveilleuse Chantal, le redoutable auteur du Wagadou en infligeant ses recettes succulentes à ses coéquipiers de passage. Ses escargots au maroilles sont un attentat au mauvais goût. Respect, total respect ! « C’est pas de la daube de tafiole ! » Tout est dit ! Respect, vous dis-je.

Je précise pour les non initiés qu’il ne faut pas brancher Jimmy Harley, dit Jean-Marc Demetz, sur le sujet épineux du mariage harissa de Wasemmes et gambas, fines herbes et pois jeunes… Ou alors, c’est à vos risques et périls. La Cristolienne et les trois Rouennais succombèrent grave à une attaque en piqué de Picon bière qui a boosté la soirée jusqu’à fort tard. Le lendemain, la terre tournait encore à l’envers…

Ah, Lens … On n’a vu les terrils que de loin, et encore, de nuit.

Le festival, le onzième, vrombissait à l’allure de son petit moulin habituel, sans grande innovation hormis le prix du premier polar. Mais l’ambiance bon enfant était encore au rendez-vous. Les auteurs (ceux qui avaient préféré Lens à Lyon qui tombait le même week-end ; hélas !) furent choyés comme des coqs en pâte. Un public populaire et familial, mais relativement peu de Lillois, or le réservoir de public se situe dans l’agglo de la capitale des Flandres. On a vu… des polardeux, des habitués, pas plus arsouillés que nous, des lecteurs – des fidèles venus nous revoir un an plus tard, plus sympas les uns que les autres – des organisateurs aux petits soins (la prévenante et délicieuse Marthe, le souriant et serviable François, la belle Isabelle du Furet), des officiels ayant une pensée exprimée par le Maire de Lens pour Battisti qui fut applaudi à tout rompre. A l’ombre de notre totem « La petite fabrique de polars », Jimmy harponnait le chaland : « Viendez, viendez ! » On a vendu des bouquins, acheté des bouquins, signé des bouquins, parlé de bouquins à venir, en cours ou passés. Notre Pascal Jahouel, enjolivé de sa délicieuse Evelyne, avait apposé fièrement un bandeau sur son « Archi mortel » « Nominé au prix du premier polar de Lens 2007 » Le prix, il ne l’a pas eu, dommage, mais mauvais joueur, on s’est dit que le jury devrait comprendre quelques « élites polardières » pour être crédible un brin.

On a ri, beaucoup, et, toujours pour les non initiés, un rire de Jim Harley vaut trois boites de Prozac.

En un mot comme en cent, la cuvée 2007 valait bien et au-delà, la cuvée 2006. Ce festival, même s’il n’est pas le plus couru des festivals est sûrement un des plus sympas. La chaleur des gens du Nord n’est pas une légende, leur sens de l’hospitalité non plus.

En plus… presque involontairement un nouveau slogan a été lancé dont on ne sait pas encore s’il perdurera. On ne recule devant aucune bassesse marquetigne. Tout ça à cause d’un article dans « La Voix du Nord » qui a titré le samedi « Krakoen, littérature équitable et durable ».. Je vous raconte : le journaliste de "La Voix du Nord" passe dans la salle Jean Nohain vendredi après-midi. Trois pelés derrière les tables des auteurs, le gang Krakoen débarque, cartons juchés sur un diable, puis nous en train de papoter, jacasser, rigoler, ranger les livres, montant le totem, déjà très en forme la troupe. Il aborde le Max qui déjà dresse ses piles comme un maniaque, le photographe du canard nous prend en photo, le journaliste écoute avec intérêt jusqu’au moment où la Jeanne soudainement prise d’une envie de pontifier vient le chapitrer sur les responsabilités des auteurs à l’égard de la belle jeunesse de notre pays. Bref, subjugué, il nous en a fait une demi-page le lendemain. Et sympa avec ça, il nous a achèté un bouquin en plus. Respect !

Donc, un temps la Bandaka (bande à K je précise pour les lents de cervelle haute – je précise haute aussi après ce que j’ai appris de la cervelle « basse »), cataloguée carrément de « secte » par les tristounets pisse-froid qui auraient voulu rire autant, nous voici donc exemplaires d’une alternative éclairée. Equitable à l’égard des auteurs impliqués dans la marche de notre « cabane d’édition », certes, durable ? on fait tout pour…. Boudiou, on ne s’y attendait pas à celle-ci. Respect !

Alors boss, j’ai rien oublié ? Ah si ! les gentils membres de Krakoen absents de Lens, vous nous avez manqués. On a donc décidé un grand barbeuque d’été qui nous réunirait tous dans un gîte rural loin de toute habitation pour laisser le rire de Jimmy se déployer sans entraves. A mettre sur pied d’urgence. Mais attention, s’agit pas seulement de picoler : on va faire sérieux ce coup-ci, un week-end littéraire ! Parole de….......... (remplir les points de suspension à votre guise)

                              Jeanne Desaubry

                   

                          L'ami Mouloud Akkouche

   

Salon du livre de Paris 2007 - 23/27 mars 2007

Livres en Normandie

et le stand Krakoen

Le stand Krakoen

Nos amis libraires

De g. à d. > F. Membribe, G. Hubel, Zolma, A. Duprey, P. Jahouel, J. Desaubry, H. Sard, M. Obione (manque J-M Demetz et F. Prilleux, présents aussi sur le salon)

      L'AG de la coopérative

Pour la troisième année consécutive, Krakoen participait au salon du livre de Paris, salon qui après celui de Francfort se place en tête des manifestations mondiales du livre. Notre minuscule "cabane" d'édition était hébergée sur le stand de la Normandie qui réunissait les deux régions : la Basse et la Haute. La réunification serait-elle en marche grâce aux livres ? en tout cas, il faut remercier la R égion de Haute Normandie en particulier et l'Agence régionale du livre qui ont permis notre présence active sur ce salon. En effet, il y eut un représentant de Krakoen sur le stand du début à l'extrême nocturne du salon (Hervé Sard), avec une pointe des auteurs Krakoen, le samedi et dimanche puisque les dédicaces se déroulaient principalement sur ces deux jours. Le stand de la Normandie avait retrouvé sa place de 2005, bien meilleure que l'an passé, mais le stand de Krakoen était cependant mal disposé en son sein. On nous promet une amélioration dès l'an prochain.

Les bouchons de champagne ont sauté le samedi en fin d'après midi pour annoncer la tenue de notre assemblée générale ordinaire dans un resto proche de la Porte de Versailles.

Le public a manifesté beaucoup d'intérêt pour nos collections grâce à nos nombreuses nouveautés.141 ouvrages ont été vendus, soit plus que l'année précédente en dépit d'un jour de moins, soit une performance très honorable d'après les excellents libraires (Brouillon de culture de Caen et Le Passage d'Alençon) qui tenaient la caisse. Coup de chapeau à cette équipe sympathique, aux petits soins pour les auteurs en dédicaces.

Les contacts avec les professionnels ont été fructueux bien qu'on aurait pu espérer davantage de curiosité de la part des professionnels de la lecture normands notamment.

S'agissant de l'impact médiatique : Krakoen apparait fortement dans le reportage de FR3 Normandie diffusé le vendredi et le samedi midi (zoom sur le stand), avec interview de Hervé Sard qui souligne l'esprit Krakoen et la "camaraderie" existant entre ses membres. Radio classique a interviouvé Max Obione qui a exposé en détail la nature de Krakoen et en quoi cette aventure éditoriale avait de singulier au milieu des grands machines de l'édition.

A noter la visite sur le stand, notamment: de Jean-Louis Touchant, président de 813, association des amis de la littérature policière, de Christophe Dupuis, libraire "Entre deux noirs" de Langon, animateur de l'Ours polar, de Patrick Coulomb de l'Ecailler du Sud, de Viviane Blanche d'Electre, de Joël Jegouzo, chroniqueur à Noir comme polar qui animait le stand Virgin, de Raphaël Sorin des éditions Fayard, Laurent Martin de la revue de Shanghaï express, Marike Gauthier des éditions Le Passage, Norah Gueneau d'Artslivres, Anthony Mundy, illustrateur,....

   

Polar'encontre à Bon Encontre (47) - 10/11 mars 2007

Devinez qui est qui ?

En plein dans le mille...

Evidemment, les pruneaux, puisque Bon-Encontre est à portée de tir d'Agen, et donc un festival polar qui va de soi. Sous les auspices d'une Sainte-Vierge géante au sommet de la colline, la ville se retrouve cernée de silhouettes noires armées qui flèchent l'itinéraire jusqu'au centre culturel, épicentre de la manifestation. Jean-Hugues Oppel, Stéphanie Benson, Jean-Paul Jody, Emmanuelle Urien, Francis Zamponi, Mouloud Akkouche, Joachim Sebastiano Valdez et moi-même sommes en service commandé, mais le combat est rude, face à l'armada des dessinateurs de BD, Corbeyran en tête, qui signent des autographes à se péter les ligaments du poignet. Des amateurs viennent de loin pour glaner le dessin original qui ornera la page titre de n'importe quel album. On se trouve donc avec deux publics. L'un fait la queue aux tables des petits Mickeys, des paquets de grands formats sous le bras. L'autre, plus clairsemé, fait son marché de littérature, grâce à Christophe Dupuis et Frédérique Sunder de la librairie Entre deux noirs. Une organisation sans faille assure l'intendance. On mange, on boit, on fait la fête. Certains roulent aux deux litres de Côtes de Duras par repas. Duras ? Là encore, ça va de soi. Le maire aimant la culture offre, le samedi soir, aux invités du salon, un banquet musical de présidentiable. Tous les polardeux s'associent aux responsables de la médiathèque et de l'association A livre ouvert pour qu'il soit réélu aux prochaines municipales, sinon dans deux ans le salon polar se transformera en fête du rugby ou en festival de danses folkloriques. Ce serait moche. C'est mieux quand le crime paie. La preuve : chaque auteur repart avec dans sa musette une bouteille du Vin du Tsar millésimé et un gros sachet de... pruneaux.

Jan Thirion

   

Carte blanche à Jean-Bernard Pouy - hommage aux Dogs

9 février 2007 - Le Scarabée - La Verrière

 

 

 

Le livre

Le double CD

 

 

 

« The King is dead. Elvis is dead. But Jean-Bernard Pouy is alive. » JB était là et bien alive, vendredi soir, au Scarabée de La Verrière. Mais il était presque seul. La carte blanche qui lui était offerte dans le cadre du festival « Polar dans la ville » de Saint-Quentin-en-Yvelines (où l’équipe de Krakoen avait été invitée à Voisins le Bretonneux deux jours plus tôt, lire plus bas) n’a pas déplacé les foules. Il y avait pourtant sur scène Doctor Rock, les Cinders et les Kingsize mais dans cette commune communiste de la banlieue où 72% des logements sont sociaux, ça ne remplit pas une salle de 600 places. Au total, on ne dépassait pas les cinquante spectateurs, en entrées payantes on ne vous dit même pas… Pourtant, cette soirée offrait – avec l’appui de JB et du fort sympathique Sam, tenancier du lieu - un beau plateau, propre à séduire plus d’un amateur de rock, de polar, et des Dogs. Dans l’ordre, Doctor Rock, soit une version française de Doctor Feelgood avec des paroles écrites, excusez du peu, par quelques-uns des meilleurs auteurs de polar français (comme entre autres Pouy, Ral, Slocombe, Oppel et Crifo que l’on retrouve dans le recueil de nouvelles « Stories of the Dogs »). Du pub rock du meilleur tonneau, ça s’est vu sur scène.

Ensuite, les Cinders ont vécu leur première date en trio (Jeff Crane from Boston ne les rejoint que la semaine prochaine pour une grande tournée de 26 concerts en 27 jours qui passe par la Slovénie, l’Allemagne, l’Autriche et… forcément près de chez vous). Du rock’n’roll racé émaillé de quelques reprises des Dogs (Christian et Laurent en faisaient partie) ou des Ramones.

Enfin, les Kingsize et « The king is dead » qui était à découvrir en exclusivité sur scène puisque la sortie de ce nouvel album a été repoussée au 26 février. Le trio de Beauvais a livré un set compact, alternant avec une belle régularité morceaux rapides et lents. Les Kingsize sont de ces groupes condamnés à un relatif anonymat parce que nés au pays de Johnny Hallyday. Dommage. Vraiment dommage. Ils méritent tellement mieux. Enfin, ils ont toujours eu droit à un remerciement au micro signé JB Pouy, ravi de sa soirée en général et de la prestation de groupes en particulier. Pour mettre un point final à ce show, les Kingsize et Laurent des Cinders ont fini sur le célèbre Bird doggin’ de Gene Vincent que les Dogs avaient revisité avec un réel talent en leur temps. Aujourd’hui, Gene Vincent est mort, les Dogs sont morts, mais leur souvenir est toujours vivant. 

Jean-Noël Levavasseur

   

              Jibé lance le concert                                                   Jibé dédicace Stories of The Dogs

   

Krakoen sur la ville - Saint-Quentin en Yvelines

Voisins le Bretonneux - 7 février 2007

Totem Krakoen

 

La réclame

Glagla ! Le Bretonneux est du genre frileux, la neige du matin l'a sans doute découragé de mettre son nez dehors, ou bien les flonflons des trompettes de la communauté de communes organisatrice ne parviennent pas à ses oreilles, toujours est-il qu'un maigre public est venu à notre rencontre. Mais celui-ci fut curieux et acheteur. Tout le catalogue était présenté dans l'espace Decauville, maison de maître trônant au milieu d'une cour de ferme restaurée façon bobo. Nathalie Nivat, notre hôtesse si sympathique, s'est dépensée sans compter pour nous être agréable. Damien Ruzé réchauffa l'atmosphère de son humour ravageur, Hervé Sard venu en voisin avait le moral au beau, Jeanne Desaubry vantait nos productions avec zèle et persuasion, quant à Max Obione, il alignait les piles de livres comme à son habitude en ruminant les problèmes de la microédifiton.

Mais, le meilleur de la journée, outre le déjeuner chez le Libanais du coin qui mit une touche de soleil dans nos corps glacés, fut les lectures publiques à la médiathèque de l'autre côté de la cour (de ferme) que nous avons investie pour la circonstance. Quelques usagers, ameutés par les intros musicales d'Anthony, furent pris en otage et y ont assisté, ravis. Jeanne très en voix et Max régalèrent l'assistance avec une lecture en duo des extraits croustillants de "Gaufre royale". Puis Hervé lut sa nouvelle "L'homme au chapeau" extraite de "Graines de noir". Applaudissements, musique d'accordéon.

Des responsables du festivals Polar dans la ville (festival éclaté sur le territoire de la CC) sont venues nous saluer, des contacts ont été pris, voilà bien le côté positif de cette journée, Krakoen diffuse sa notoriété lentement mais sûrement..

Gageons que Jean-Bernard Pouy quand il va chauffer la salle du Scarabée (Verrières) pour lancer le concert rock du 9 février en hommage aux Dogs fasse également de la réclame pour notre petite fabrique éditoriale. "Stories of The Dogs - Histoires pour Dominique" , le livre et le double CD seront en vente dans le hall, avec Jean-Noël Levavasseur aux manettes.

 

     

                          Damien Ruzé                   Jeanne Desaubry    &nbs