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Revue de presse
Voici la critique Patrick Galmel paru sur Pol'Art Noir décembre 2005
Le capitaine Lardinois enquête sur le meurtre d'un avocat de renom, Gilbert Dumesnil, également député à l'Assemblée Nationale ; une affaire délicate de "double" assassinat puisque le ténor du barreau a été empoisonné avant d'être retrouvé, une balle dans la tête, au fond d'un caveau du cimetière Montparnasse en attente de son locataire.
Sans piste, sans indice, mais avec la presse et sa hiérarchie sur le dos, le policier vient chercher de l'aide auprès de son ancien patron, André Roselier, fraîchement retraité.
Dès l'entame de son roman, Georges Hubel affiche ses "influences". Le premier chapitre n'est pas terminé qu'ont déjà été cités les commissaires Bourrel et Maigret ainsi que l'anglophone Sherlock Holmes. Hercule Poirot ou Miss Marple n'ont pas eu droit à cet honneur mais, en cherchant bien, on doit pouvoir trouver les lettres de leurs patronymes disséminés tout au long de ce même chapitre.
L'auteur nous présente un couple de policiers aux caractères dissemblables, l'un "calme et débonnaire (...) avec un début d'embonpoint", l'autre "ne tenant pas en place (...) grand et maigre" ; deux carricatures qu'il met en scène dans un roman à énigme de facture classique où se déroulent sous nos yeux, pas à pas, les avancées de l'enquête, la découverte d'indices, les déductions, les prémonitions, les intuitions, voire même les "illuminations" de cet ex-commissaire un peu cachottier qui reprend du service de même que son bonhomme de chemin à la recherche de la vérité, affublé de son éternel adjoint.
Georges Hubel (Roselier ?) joue avec nos nerfs comme avec ceux du capitaine Lardinois. Les pièces du puzzle s'accumulent mais l'image des auteurs de ce crime n'apparaît toujours pas, jusqu'à l'explication finale où tous les protagonistes sont enfin réunis et où le commissaire livre enfin la solution de l'énigme en étalant sa science d'homme de terrain et en confondant les coupables.
Georges Hubel rend ici hommage aux maîtres classiques du roman policier des premières heures dans une construction où un personnage à la Simenon mène une enquête à la Christie pour finir par tout dévoiler dans les cinq dernières minutes. Du polar à l'ancienne sous une écriture agréable où percent parfois quelques pointes d'humour et où la "triste" réalité finit tout de même par reprendre ses droits à l'issue du divertissement.
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