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A propos
Un boxeur poursuit un chanteur de blues d'une haine criminelle. Résumée de la sorte, l’intrigue rassemble deux éléments : la boxe et le blues, qui sont deux passions de l’auteur. Max Obione recycle les clichés du genre et nous plonge au cœur du "deep south" des Etats-Unis, entre Louisiane et Mississipi, sur lequel plane la mémoire du désormais mythique Robert Johnson. Tous les ingrédients sont réunis : la haine de soi que le héros conjure par les coups qu’il encaisse, l’infini malheur d’être au monde véhiculé par les chanteurs de blues de son enfance à Baton Rouge, la déchéance qui l’expédie au fond du trou où moisissent les cinglés et les morts en sursis. « Je vivais par suicide.», cette citation de Ken Bugul ouvre l’ouvrage, il se termine par le blues d’Amin composé par l’idole du blues !
Max Obione confirme le talent littéraire que les amateurs ont découvert dans ses précédents romans. L’air poisse, les passions sont exacerbées, la musique des 12 mesures rythme le destin qui s’accomplit, on baigne dans une ambiance de « bruit et de fureur » qui évoque les romans de Harry Crews. Mais dans ce noir absolu, une petite lueur danse dans les yeux d’une gamine délurée...
Au plan de la forme, Obione utilise une structure romanesque originale qui procède par collage de documents, témoignages et récits. Un docu roman en quelqque sorte. Les paroles des nombreux blues qui émaillent le roman sont traduites en fin d'ouvrage.
REVUE DE PRESSE
Cyrille Mousset a lu Amins' blues
ODE A MAX
De son écriture de velours,
Delphine* m'a volé mon amour
Désespérée mais encore motivée,
Je décide de suivre les conseils de JB**
Bannir les grossièretés de notre vocabulaire,
Afin d'éviter les sécateurs du censeur patibulaire
Je m'en vais donc vous narrer une histoire,
De celles que comme Delphine, vous lirez le soir...
Et j'ai envie de crier au monde entier:
TU ME FOUS LE BLUES AMIN !
TU ME FOUS LE BLUES AMIN !
* Il s'agit de Delphine Moreau, journaliste au Figaro Magazine
** Jean-Bernard Pouy
Yves Gitton a lu Amin'sblues
Hello Satan, I believe it’s time to go
Le titre de l'article est emprunté à Robert Johnson
Les extraits du blues sont de Lonnie Treasure, of course !
Joël Jégouzo a lu Amin's blues
Jean-Marc Laherrère a lu Amin's blues
Amin Lodge est un boxeur raté qui combat maintenant dans des bleds glauques du sud profond où des ploucs agressifs pleins de bière et de bourbon viennent le voir cracher du sang. Lors d'un combat où il est sensé se coucher à la troisième reprise, il se révolte, bat son adversaire et s'enfuit avec l'argent de paris et la blondasse de son patron. Il part avec une idée fixe : descendre Lonnie Treasure, le vieux chanteur de blues dont la musique l'accompagne depuis sa naissance. Non loin de là, Nad Burnsteen, journaliste au Blues Monthly Star de Chicago vient assister au dernier concert de la star, de retour dans le rade qui a vu ses débuts.
Boxe, blues et polar, le mélange a fait ses preuves. La boxe, ses magouilles, ses paumés, ses loosers pathétiques est un univers propice au polar, et quoi de mieux qu'un bon vieux blues qui prend aux tripes pour servir de fond sonore. L'originalité est que cette fois, c'est un français qui nous plonge au cœur de cette imaginaire propre au sud des USA. Il ne cache pas ses références (Harry Crews est cité au début du bouquin), mais cela ne l'empêche pas de faire écouter sa propre musique. La construction alternée entre la descente aux enfers du boxeur et la recherche de la journaliste qui permet de diversifier les points de vues est bien maîtrisée, le blues chante dans toutes le pages, on sent la sueur, le camphre et la chaleur moite. Un polar qui tient ses promesses.
(paru sur la liste 813 - décembre 2006)
Sur Pol'Art Noir, coup de coeur de Jan Thirion :
(post du4 juillet 2006)
Sur RAYON DU POLAR, présentation de Luis Alfredo :
Article paru le 24 février 2006 Rubrique Nouveautés de Rayon du Polar
Sur RAYON DU POLAR, coup de coeur de Jeanne Desaubry :
Post du 19 mars 2006
Sur le Litteraire.com, critique de Julien Védrenne (2/03/2006)
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Sur Pol'Art Noir, critique de Patrick Galmel (1/03/2006)
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