Fiche Croisière Jaune
     
  Croisière jaune  

NOUVEAUTE

Lily Verdine n'a pas flairé immédiatement la bonne affaire. Encore un mari volage à coincer, quelques clichés croustillants à prendre, pas de quoi saliver, rien que du banal… La cliente l'avait tuyautée pour orienter ses recherches : son jules ferait ses galipettes à Montauban, ville si peinarde. Mon œil ! car en tirant sur la ficelle, notre détective y dénichera un beau ramassis de truands contribuant à régler les problèmes de surpopulation. Sans compter que des flics bouffis de rancune lui savonneront la planche… Bigre, sale temps pour une croisière !

 

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Zolma
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Roman policier
272 pages
ISBN : 2-916330-10-0
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Prix TTC : 9 €
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             Trafic et coups fourrés

A propos

L’apparition d’une nouvelle héroïne de polar suscite toujours l’intérêt de l’amateur. Dans son premier polar, Zolma réussit un coup de maître, car sa Lily Verdine est une vraie nature qui s’installe dans la mémoire, une fois le livre refermé. C’est dire ! Cette frangine de Nestor Burma possède un sacré tempérament, une gouaille et un humour dont elle habille les événements qu’elle subit ou le plus souvent qu’elle organise. Et c’est pas triste. Le fond de l’histoire fricote avec une réalité criminelle contemporaine. Partie traquer l’adultère alimentaire, notre Lily met les pieds dans un sale trafic d’êtres humains aux yeux bridés, pas étonnant puisque dans le village global, désormais tout s’achète et tout se vend. L’auteur nous mène en vadrouille au pays du cassoulet et du vin de Banyuls parmi les notables aux façades de respectabilité qu’il se plaira à lézarder. Quelques poulets faisandés mèneront la vie dure à notre privée, fliquette jadis virée pour avoir mamouré avec un proxo.

Pourvu qu’il prenne envie à Zolma de nous servir dans quelques mois, une autre enquête de cette si attachante hard-poiled. Je me suis laissé dire que c’était déjà bien avancé…

Nigel Greyman




Revue de Presse...

Claude Le Nocher a lu Croisière jaune, critique parue sur Rayon polar - décembre 2006

 

Détective parisienne, Lily Verdine est surtout privée de clients, donc de rentrées d’argent. La bourgeoise Mme Pradelles soupçonne son mari de la cocufier lors de ses déplacements professionnels à Montauban. Acceptant la mission, Lily précède Emile Pradelles dans le Tarn-et-Garonne. Elle fouine, surveille sa cible. L’homme semble se consacrer exclusivement à son métier. Un ami discret l’accompagne parfois, sans plus.
A son hôtel, Lily fait la connaissance d’un commercial désabusé, Marc. Peu après, il lui demande son aide en pleine nuit. Il vient de tuer son humiliant patron, Castaing. Lily et Marc pensent faire illusion en simulant un accident de voiture. Pourtant, la police arrive dès le lendemain. Le commissaire Lafourche pense que son ami Castaing a été assassiné. La réaction persifleuse de la frondeuse Lily lui vaut d’être suspectée, tout comme Marc.     
Lily suit Emile et son ami Bob, filature qui l’amène jusqu’à Port-Vendres. Le duo y réceptionne quinze asiatiques, ayant voyagé en container. Ces clandestins alimenteront une main-d’œuvre peu coûteuse. Bientôt, Lily est repérée par les trafiquants. Séquestrée à Toulouse, elle provoque un dégât des eaux pour sauver sa peau. De retour à Montauban, elle raconte tout au commissaire Lafourche. Les élucubrations d’une trotskiste qui tenta naguère d’infiltrer la police (Lily l’admet) le laissent dubitatif. Quant à l’affaire Castaing, elle n’est pas encore résolue...            

Les aventures de cette digne héritière de Nestor Burma sont, pour le moins, mouvementées. Lily reconnaît accumuler les conneries, tant par ses initiatives que par son comportement. Néanmoins, elle parvient à dénoncer un odieux trafic – et souligne que le système politico-économique s’en accommode. Ce qui ne constitue qu’un des aspects de cette histoire, où abondent les péripéties. Parfaitement maîtrisée, l’intrigue est rythmée, et la narration fluide. L’auteur en profite pour nous livrer quelques réflexions sur la société actuelle. La tonalité est plutôt souriante, avec de bonnes formules ("la veuve poignante"). Ce palpitant suspense est excellent.

 


 

Patrick Galmel a lu Croisière jaune et interviouvé Zolma

septembre 2006

Voici la conclusion :

Zolma porte un regard acerbe sur le monde dans lequel nous vivons, sur sa fuite en avant, sur le cynisme de ceux qui profitent en toute impunité – responsables mais pas coupables – des dérives d'une société débridée qui permet, au nom du sacro saint profit, les pires infamies.

On rit jaune, mais même si le fond est réaliste, on rit quand même. Liliy n'a pas sa langue dans sa poche, et c'est avec une gouaille sortie tout droit des faubourgs et un certain sens de la dérision, comme de l'humour, qu'elle donne, sous la plume de son papa, ce portrait désœuvré.

Lire l'article en entier et l'interviou

 


 

Luis Alfredo a lu Croisière jaune et interviouvé Zolma

        juillet 2006

        Lire sur le site du Rayondupolar

 


Norah Guéneau a lu Croisière jaune

juillet 2006

  www.artslivres.com 

Enquête bien menée, avec humour et réalisme sans remplissages pour ce cas très actuel commençant par un soupçon d’adultère et aboutissant à un trafic d’êtres humains… De plus, les clients ne se pressent pas à la porte de Lily Verdine, détective privée.

Pourtant, Lily a sa fierté, même pour un ‘cas d’adultère alimentaire’. Aussi lorsque Maryse Pradelles l’appelle pour filer son mari qui pour la énième fois part pour affaires à Montauban, elle la fait patienter, le temps de trouver un créneau dans son agenda soi-disant surbooké. Elle lui donne finalement rendez-vous dans le bar d’un ami, tenu à l’œil du reste par la police en raison de son passé d’activiste. Et elle accepte l’affaire : « des photos, des preuves, de quoi inonder le tribunal afin d’obtenir le divorce. Avec une bonne pension (p.18) »…
 
Par l’intermédiaire de cette bourgeoise, Lily s’installe dans un petit hôtel montalbanais, qui affiche complet avec le séminaire annuel d’une entreprise spécialisée en logiciel. Elle y rencontre Marc, un technico-commercial en perte de vitesse auprès de son patron à force de bêtement privilégier la qualité du suivi à la quantité de ses ventes. Leur relation change radicalement lorsqu’elle l’aide à maquiller un meurtre en banal accident de la route :
« on n’a pas idée de la difficulté de combattre la flottaison d’un sac-poubelle rempli d’objets compromettants. Trop lourd, on le jette sur ses pieds et il revient tranquillement s’échouer. Trop léger, il y a le risque qu’il stagne entre deux eaux et regagne la rive quelques kilomètres plus loin. C’est à en douter d’Archimède. L’idéal serait de le balancer du milieu d’un pont avec un lest correct, mais question discrétion, on a vu mieux. Je préférais les berges feuillues (p.83) »…
 
Collaboration oblige
 
Les soupçonneux pandores locaux ne lui facilitent guère la vie : sa qualité d’ancienne collègue virée pour un flirt avec un proxénète, puis reconvertie dans le privé, n’est pas en sa faveur ! Et ils perquisitionnent sa chambre d’hôtel, où ils lui confisquent son arme avant de la mettre en garde à vue. Lily aura bien du mal à convaincre le commissaire, cruciverbiste invétéré, de la gravité de ses trouvailles pour le faire intervenir.
 
Plus proche d’un Nestor Burma en jupons que de San Antonio ( car mieux vaut être seule qu’accompagnée d’un Bérurier mal embouché ), le lecteur appréciera son indépendance :
« ensuite, il s’est retrouvé juste derrière moi en face du distributeur automatique de breuvages. Il m’a bien reluquée. Ça ne pouvait pas m’échapper, j’avais une pupille sur lui. Il m’a gentiment poussé le coude au moment où je transférais le bol de café de l’appareil à mon plateau. Acte volontaire, c’est indéniable. Une entrée en matière originale du style ‘vous avez l’heure ?’ sous l’horloge de la gare de Lyon ou ‘vous avez du feu ?’ pendant le grand incendie de Londres. Il était bien de la race des dragueurs maniaques. Le genre à élever la femme au rang d’orifice avec un peu de chair autour. J’aimais pas (p.40) »…

 

 
 
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