Fiche "Dix de derche"
     
  Dix de derche  

Vient de paraître

Lorsqu'un gros poisson barbotant dans des eaux troubles, affairistes et libidineuses, est repêché au fond d'un champêtre affluent de la Seine, le poulet rouennais dérangé dans son estival ronron penche naturellement pour la glissade fatale. Casse-cou ou casse-bonbons que de vouloir percer le mystère de cette bouillabaisse normande peu ragoûtante. On finira par mettre un type au trou. Mais le lieutenant de police Bertrand-Hilaire Lejeune hume un sale fumet dans cette affaire. Comme il a la narine délicate, notre BHL (pour les dames) se mouillera jusqu'au cou avec le je-m'en-foutisme véhément qu’on lui connaît. Dans sa nasse, il écopera maquereaux, morues, harengs et autres pécheurs à la queue frétillante… sans compter un méchant corbeau !


 

 

Pascal Jahouel
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policier
256 pages
ISBN : 978-2-916330-37-2
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Prix TTC : 10 €
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Pascal Jahouel nous livre une nouvelle enquête détonante.

BHL, son héros, déluré à souhait, s’installe avec maestria parmi les héros de polar.


Avant-propos

Avec Dix de derche Pascal Jahouel achève sa trilogie béhachélienne, commencée avec Archi mortel et suivie de La gigue des cailleras. Beaucoup de lecteurs ont découvert en Pascal Jahouel, un héritier présomptif de Léo Mallet et de Michel Audiard. On retrouve dans Dix de derche toute la verve époustouflante qui bourre la phrase jusqu’à saturation d’images, de bons mots, de truculence puisée tant chez Rabelais que chez San-Antonio. On y entend l’accent havrais, traînant et jovial. L’anarchisme désabusé du personnage, en pleine mélasse de notre société, éclaire ces pages à déguster en égrenant le chapelet des rires irrépressibles que ce polar déclenche. L’intrigue ne manque pas de piquant non plus. La figure du flic, acronymé BHL, laisse en mémoire une trace, comme ce goût âpre en bouche d’un alcool fort et euphorisant. Dommage que la série s’arrête, raison de plus pour déguster ce troisième opus avec voracité. Bonne nouvelle : Archi mortel, actuellement épuisé, devrait être réédité… Nigel Greyman - 2009




Revue de presse

Paul Maugendre a lu Dix de derche (Mystère jazz, janvier 2010)

[...]

Les lecteurs ne manqueront pas d’assimiler Pascal Jahouel à un succédané de San-Antonio lorsque Frédéric Dard signait les premiers romans du célèbre commissaire de ces dames. Dans une inflorescence de mots désuets ou de néologismes l’auteur place de petites expressions argotiques, le texte ressemblant à un gazon japonais dans lequel se seraient perdus quelques pissenlits. Cette histoire banale dont l’issue est par trop prévisible vaut surtout par le style, son imagination langagière, son vocabulaire incitant à sourire, à défaut de s’esclaffer en se tapant sur les cuisses. Quant à BHL, c’est le genre de policier qui ne se prend pas au sérieux, contrairement à son chef et certains de ses collègues vindicatifs, haineux et atrabilaires, fumant et, surtout, sachant apprécier les breuvages à base de houblon, usant de son charme naturel, sans être physiquement un Don Juan, afin de démontrer aux jeunes et jolies femmes qu’un flic peut aussi procéder au simulacre de la reproduction sans arrière pensée. Enfin les connaisseurs apprécieront les titres de chapitres qui tous ont un rapport ( ! ) avec le Kama Soutra.


Luis alfredo a lu Dix de derche (Rayon du polar, avril 2009)

A Rouen, dans un minable affluent de la Seine un cadavre est ramené sur la berge par les services de police eux-mêmes prévenus par un pêcheur de goujons. BHL est quémandé d’urgence par sa hiérarchie en partance pour des vacances viticoles.
D’évidence le type a fait une mauvaise glissade qui l’a conduit de vie à trépas, en buvant l’eau douce.
BHL n’a rien contre cette hypothèse, tout occupé qu’il est à être contre les poupées…
Mais voilà justement qu’une de ces créatures de rêves lui confie sous le sceau de la confession que le mort était un adepte des partouzes et que c’est en sortant de l’une d’elles qu’il a trouvé la mort, au détour d’un fourré.
Il y aurait donc meurtre… et le coupable semble tout désigné en la personne d’un artiste, homosexuel de fils excommunié…

Pascal Jahouel, avec son Dix de derche, nous entraîne dans un univers ouf, où l’hypocrisie fait bon ménage avec la bondieuserie salvatrice. Et tel le poète :
Il fait un bail de trois six neuf aux adjectifs
Il débourre les mots à longueur de pelure
Sa muse est sapée comme une vamp
Car il sait qu’il
Peut vêtir sa muse ou la laisser à poil
L’important est ce que son ventre lui injecte

 
 
Copyright © Editions Krakoen / Photos : © Hugo Miserey