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Gaufre royale |
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L’HISTOIRE
Tandis que le détective privé Abel Salinas fait la queue devant la marchande de gaufres sur la digue de Villers-sur-Mer (en Normandie), ses pensées divaguent... Mêlant fantasmes et souvenirs d'enfance, il déroule mentalement les épisodes de l'enquête qui l'a mené en ce lieu. Au cours des vingt minutes d'action réelle, quatre voix s'amalgament pour créer une polyphonie narrative.
Un remue méninges au style jubilatoire
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Revue de presse
"Pol'Art noir" critique "Gaufre royale"
Voici la conclusion du papier de Patrick Galmel :
" L'intérêt de ce roman de Max Obione n'est pas tant dans l'intrigue qu'il développe, car cette enquête du détective Abel Salinas n'apparaît pas comme des plus fouillées, mais là n'est pas le plus important. C'est plutôt la forme narrative qu'il invente pour nous conter son histoire qui retient l'attention et fait vibrer le lecteur car tout se passe pendant cette longue attente d'une gaufre à Villers sur Mer. Abel patiente, regarde à gauche, regarde à droite, et chaque regard, chaque petit détail aperçu fait remonter un souvenir. Chaque souvenir appelle un élément de l'enquête. Une narration qui hésite, qui oscille entre le "je", le "tu" et le "il". Le passé se mêle et s'entremêle au présent, aux digressions, au bouffées délirantes, sauvages ou lubriques, en un joli exercice de style car à aucun moment la continuité du récit n'est perturbée par ces "bizareries". Max Obione se fait un plaisir de s'amuser de son lecteur en l'abusant et sait glisser dans son roman quelques beaux moments de poésie, de tendresse, quelques colères, ou quelques tranches de vie ; les descriptions des visiteurs de salons du livres ou des fins de reunions d'auteurs de polars sentent le vécu à plein nez... Max Obione aime la belle écriture ou, comme il le fait dire à son héros : "j'aime la belle langue des bavards". Un court roman qui se lit d'une traite, en le savourant, bouchée après bouchée... "
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juin 2005
"Mauvais Genre" critique "Gaufre royale" :
Vachement bonne, la gaufre !
Voici la conclusion du papier de Joël Jégouzo :
"Un roman bien ficelé sur ce fil périlleux, plein de trouvailles langagières, d'une drôlerie de ton le disputant sans cesse à la cocasserie des situations. C'est du Béru de gauche, la gouaille taquine piquée d'une onomastique à la comtesse de Ségur, pertinente et limpide. Un roman dont la structure narrative est incisive, l'intrication des voix narratives dédoublées s'ajustant parfaitement à la schizophrénie du personnage principal, qui fantasme sans cesse ses rencontres. Un beau menteur, hâbleur, trouillard, prototype d'un personnage qu'on aimerait récurrent."
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http://www.mauvaisgenres.com/max_obione.htm
mai 2005
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