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Avant propos
"Mektoub", premier roman en forme de galop d'essai, avait dérouillé sa plume. Avec "Le sceau de l'ombre", Marie Vindy entame une chevauchée à bride abattue dans le polar et cette course haletante consacre un thriller bien construit cravachant le lecteur, le plongeant sans ménagement dans les tourments d'une équipe de policiers confrontés à un couple meurtrier. On n'est pas à Los Angeles, mais à Dijon. Si les coteaux des vignobles remplacent les palmiers de la côte californienne, on découvre que la barbarie règne aussi à notre porte. Le portrait des coupables, que dessine progressivement la psychocriminologue qui vient renforcer le groupe d'enquête, est effrayant. La série de leurs crimes : meurtres haineux commis de sang froid pour l'une, actes de folie furieuse pour l'autre, nous plonge dans les abîmes du mal absolu. Des personnages forts et bien campés, une intrigue originale, un rythme soutenu ménagent un suspense plein de rebondissements. La banalité apparente du décor distille une angoisse de tous les instants ; le malaise s'installe progressivement… Alors vous vous surprendrez à abandonner "Le sceau de l'ombre" pour rallumer une ou deux lampes supplémentaires. Et dans le même mouvement, vous irez vérifier que les portes sont bien fermées à triple tour. Sera-ce suffisant pour vous rassurer ? Que le lecteur en soit averti : il n'y a pas de portes assez solides pour empêcher les cauchemars. Ava Ventura - 2008
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