 |
|
|
|
L'ironie du short
|
|
Dans le mille ! 18 impacts ! 18 nouvelles atteignant toutes le cœur de la cible noire… Décidément Max Obione n'y va pas de main morte. Main alerte au demeurant pour vous trousser une histoire en quelques pages d'une noirceur étincelante. Maniant tour à tour grand style et écriture canaille, ce conteur sulfureux est un dangereux récidiviste. Il a déjà commis Balistique du désir ayant fait de nombreuses victimes. Tour à tour, cocasses, féroces, tendres, crues, nostalgiques, déjantées…, les histoires de Max Obione vous entraînent entre autres sur les traces d'un flic planqué dans la tête d'un assassin, d'un rat qui parle, d’un short blanc, de Blanche Neige et ses 10 nains, du bobo de tante Misty…, etc. Plaisir de lecture noire, chauffé à blanc ! Mortel !
|
|
Max Obione
préface J-B Pouy
|
---------------------------------
nouvelles noires
collection "Court-lettrages"
254 pages
13x21cm
ISBN : 978-2-916330-81-5
--------------------------------- |
Prix TTC : 15 €
--------------------------------- |
| > Commander |
| |
Max Obione écrit de ces textes clairs à force d'être sombres, évidents dans leur brutalité, souvent charnus et poétiques, dérangeants et patients, parfois pleins d'un humour cynique grand gabarit, récits qui nous renvoient parfois à cette littérature «hard boiled» que nous aimions tant.... (Jean-Bernard Pouy) |
 |
|
Revue de presse
Paul Maugendre a lu L'ironie...
(critique publiée sur son blog Mystery-jazz, ainsi que sur Babelio, Rayon Polar, Jazz Radio...)
Un recueil de nouvelles, c’est comme un sachet de bonbons en mélange, fabriqués par le même confiseur, dans lequel on trouverait des friandises douces, tendres, acidulées, dures qu’on piocherait selon son humeur. D’abord, on ne se jette pas dessus comme un affamé ou un goinfre, mais on apprécie l’emballage. Puis on dénoue tout doucement le ruban qui renferme les gâteries, on délie la petite faveur permettant d’accéder aux douceurs. Cette faveur n’est autre que la préface de Jean-Bernard Pouy qui selon son habitude manie et marie éloge et dérision. Attaquons maintenant nos confiseries en prenant soin de déballer proprement chaque empaquetage, puisons au gré de notre inspiration, engloutissons voracement, goinfrons-nous et lisons tout, un bonbon à peine terminé un autre enfourné, ou soyons sages et dégustons en esthètes, une ou deux nouvelles le soir pour que le plaisir dure.
Débutons par le plus gros morceau, Marcel Bovary. La nouvelle sert d’entrée à ce volume, et bien qu’elle soit placée sous le signe de Gustave Flaubert, elle serait plutôt à ranger aux côtés des histoires cauchoises dignes de Maupassant. Avec ce cynisme et cet humour noir qui caractérisait ce chantre de la ruralité normande.
Ensuite je vous propose Crâne d’os, l’histoire d’un flic qui se permet, sans l’avoir demandé poliment, de s’introduire dans le crâne d’un tueur. Ce qu’il y découvre n’est pas joli, joli, mais comme tout un chacun, il n’a pas anticipé les événements.
Dans Un ticket dans le tuyau, trois cadavres ont été disséminés en trois points stratégiques de la ville. Mais dans une des oreilles de l’un des cadavres, un policier retrouve un ticket de caisse établi par une librairie. Un moment de pur plaisir de lecture.
Fin de moi difficile narre le parcours accidenté d’un individu qui souhaite se suicider, mais c’est dur d’être immortel !
Revenons légèrement en arrière pour se plonger dans D’amour tendre, au rythme tranquille d’un train qui emmène un couple jusqu’à Venise. Seulement la proximité d’un voyageur gêne considérablement nos deux tourtereaux.
Attention à la marche met en scène un éditeur qui rêve de publier un roman qui devrait faire un carton en papier, mais il n’a pas compté sur les impondérables.
La gaule à Mickey n’est pas ce que vous pensez mais une canne à pêche. Seulement celui qui s’en sert n’est pas du tout content, le Rhône est pollué et les silures sont impropres à la consommation. Que faire dans ce cas ? Se venger évidemment. Reprenons notre petit chemin à rebrousse-pages, et intéressons-nous à Arrière-cuisine et au jour où Blumenfeld propose à Walt Disney le scénario adapté d’un conte des frères Grimm, Blanche-Neige et les sept nains. Seulement Blumenfeld s’est permis une petite entorse avec le texte original : il n’y a pas sept nains dans son canevas mais dix. Et l’on sait très bien que Walt Disney n’a jamais extrapolé les histoires qu’il a adaptés en films d’animation, et qu’il a toujours été respectueux envers les auteurs auxquels il a emprunté les trames de ses dessins animés.
Dans L’ironie du short, titre éponyme de l’ouvrage, une adolescente, en short et long imperméable, déambule dans la cité. Elle dissimule un couteau de boucher afin de se venger de l’affront, et ce n’est qu’un faible mot, que des quidams lui ont fait subir. Banal me direz-vous, non car le dernier paragraphe nous démontre que la vidéo surveillance dans les rues peut être détournée de son aspect sécuritaire et qu’un président de la République, jamais à court d’idées, même si elles sont courtes, trouve toujours une parade à une situation délicate et sociale.
Au total dix-huit friandises pour un poids de 300 grammes environ à déguster sans modération. Certaines ont déjà été publiées dans des recueils collectifs, comme ceux édités à l’occasion de festivals, Mauves sur Loire, Drap ou Lamballe. Mais ces recueils étant difficiles à trouver, il était de bon goût d’assembler ces textes.
Vous aurez compris que ces nouvelles au goût délicat, subtil, irrévérencieux parfois, tendre, ironique, sont le reflet d’une certaine société examinée d’un œil scrutateur et impartial, celui d’un entomologiste, non je me trompe, celui d’un confiseur qui traque les défauts d’une fournée afin justement de les mettre en valeur et obtenir quelque chose de différent. (mars 2011)
Une critique parue sur le blog "Un polar" (mars2011)
Tous les polardeux connaissent Max Obione. Auteur de six romans et de plusieurs recueils de nouvelles, il est aussi le responsable de Krakoen, une maison d’édition qui s’est taillée en quelques années une belle place dans le monde du polar francophone.
Collectif d’auteurs organisés en coopérative de productions, Krakoen a publié en quelques années une vingtaine d’auteurs de styles divers (dont Hervé Sard, Franck Membribe et la très talentueuse Elisa Vix) et compte plus de 40 titres à son catalogue. Le succès de la "maison" est tel que le collectif a décidé de ne plus publier de nouveaux auteurs afin de mieux promouvoir les talents aindi révélés. Belle aventure, donc.
Max Obione, qui parvient (mais dans quel état ?) à tenir le coup entre son travail d’éditeur et celui d’auteur, ce qui en soi est déjà un exploit, nous propose ici un nouveau recueil de 18 nouvelles : L’ironie du short.
Certaines d’entre elles ont déjà été publiées dans des recueils collectifs ou sur des sites Internet. Cette diversité des lieux et des objectifs de publication a pour conséquence une grande variété des thèmes abordés, qui vont de l’histoire d’un tueur fou de jalousie massacrant toutes les femmes qu’il croise, jusqu’à la rencontre imaginaire entre Walt Disney et un de ses scénaristes souhaitant ajouter trois nains ( Flemmard, Branleur et Tapette) dans le scénario de Blanche-Neige, en passant par la rivalité de deux anciennes copines d’école, devenues flic pour l’une d’entre elles et truande pour l’autre, ou encore la vie tragique d’un peintre américain psychotique recherchant le « secret de l’œil » auprès d’un peintre impressionniste réputé.
Comme souvent chez les bons auteurs de nouvelles, l’absence d’homogénéité des thèmes n’est pas un obstacle pour le lecteur, car une autre homogénéité est ici présente, plus forte et plus déterminante : celle du style, du langage, du ton. Et c’est là que Max Obione donne toute la mesure de son talent.
Il est capable de raconter la pire histoire de tueur en série avec une allégresse joyeuse et hilarante. C’est le cas de la première nouvelle, qui est aussi la plus longue : Marcel Bovary.
Dans tout le recueil, transpire le plaisir qu’a eu Max Obione de raconter une histoire, de décrire ses personnages avec concision et efficacité, de créer en quelques mots bien sentis un univers fait de dérision, d’humour et de sentiments si humains. Chacune des histoires nous montre un univers radicalement original, chacune va jusqu’au bout d’une situation extrême, de rapports conflictuels, d’accidents stupides, comme si Max Obione se lançait chaque fois un défi.
Celui de la nouvelle « les micochonnes » pourrait être : je vais scotcher le lecteur en lui racontant une histoire basée sur un mot, mal interprété par un ado banalement obsédé par le cul (Max Obione jeune, peut être ?). Ainsi que vous pourrez le vérifier (je me garderai de vous donner la clé de l’énigme), ça marche !
Ce recueil sera une référence pour tous ceux qui se piquent d’écrire des nouvelles et une bible pour les ateliers d’écriture : comment bâtir une histoire qui se tient à partir d’un événement infime ; comment mettre en place des personnages forts, truculents et vrais ; comment enfin lâcher son écriture, tout en lui gardant son efficacité, pour parvenir à des pages que ne renierait pas un San Antonio (qui donnerait dans le noir) dans ses meilleurs jours… vous en aurez une idée en lisant ces nouvelles. (signée Jacques)
Jean-Marc Lahérerre, serial chroniqueur bien connu, a dégainé le premier une critique sur L'ironie du short, la voici repiquée sur son blog Actu du noir :
« Ça fait du bien, de temps en temps, de faire un petit trou normand. Et hop, entre deux romans, quelques nouvelles, bien courtes, bien serrées. J’ai toujours deux ou trois recueils sous la main, pour l’occasion. Cette fois c’est L’ironie du short, de Max Obione dont j’avais aimé un précédent recueil, Balistique du désir.
18 nouvelles aux thématiques très variées (plus, si mes souvenirs sont exacts que le recueil cité en introduction), et surtout aux tonalités diverses : humour, noirceur, science-fiction, fantastique, traque, vengeance, folie ou tendresse. Tout y passe.
Chacun, forcément, aura ses chouchous, une ou deux nouvelles (de commande ?) sont, de mon point de vue, un peu en retrait des autres. Ce qui laisse facilement une bonne quinzaine de petites perles plus ou moins chatoyantes, plus ou moins noires (je sais, les perles c’est blanc d’habitude, mais celles-là sont noires ou chatoyantes).
Pour ma part, j’ai une faible pour l’excellent pétage de plombs de Marcel Bovary (dans le genre humour noir et Grand-Guignol), la tendresse mélancolique de Aurel et Maddy, l’humour vachard et le regard sur le monde de l’édition de Attention à la marche, ou la noirceur glauque de L’ironie du short.
Vous aurez sans doute vos préférences.
Et cerise sur le gâteau, ou olive dans le Martini, l’ensemble est précédé par une autre perle, comme ça, pour le même prix, une préface de Maître Jean-Bernard Pouy. Du pur Pouy, excellent donc.» (mars 2011)
|
|
| |
 |
| |
|