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A propos
Philippe Feeny exploite une veine romanesque qu’il puise dans la ville de Rouen où il réside depuis son adolescence. Les périodes décrites dans ses romans, il les a vécues. Ainsi grâce au privilège de son âge, a-t-il évoqué dans son premier polar historique, un épisode ayant trait aux règlements de compte de l’immédiate après guerre mondiale. En effet, si l’intrigue d’Amer café se déroule à Rouen en 1948, son nouveau roman se situe en 1964. C’est également une histoire d’après guerre, celle d’Algérie, qui est la toile de fond de l’enquête du commissaire Kalouba. Tout jeune flic en 1948, il est dans l’Oranaise en pleine possession de ses moyens. Les événements décrits servant de décors à cette intrigue sont puisés aux meilleures sources historiques. La décolonisation de l’Algérie a été accomplie au prix d’une guerre de libération nationale conduite par les Algériens eux-mêmes et d’une paix mal acceptée par les pieds-noirs et une partie de l’armée, entraînant expatriations, déchirements, meurtres et attentats. Les blessures de l’histoire, les séquelles des tragédies individuelles, telles sont les thématiques à l’œuvre. Le mérite de l’ouvrage de Philippe Feeny, c’est de nous replonger sans être didactique dans cette histoire tragique à l’aide d’une fiction policière charpentée et haletante.
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