Fiche "Morsaline"
     
  Morsaline  

Kerande, côte atlantique, été 2009. Les touristes se bousculent dans la petite cité médiévale, inconscients du drame qui se joue à quelques pas de là. Deux morts par balle. Deux « clients » plus ou moins forcés d’une très chic et très discrète clinique psychiatrique. Les gendarmes enterrent vite le dossier, avec la bénédiction du Parquet de Nantes : un fils à papa trop médiatique compte au nombre des tués. Folie meurtrière confirmera à son tour – bien malgré lui – le commissaire Czerny. Car il le sent : un fou peut en cacher un autre ; et la tuerie n’est pas finie. Czerny parviendra-t-il à démêler le vrai du faux ? La vie lui a appris à se méfier des coupables livrés sur un plateau. Surtout lorsque les coupables en question sont derrière les barreaux.

 

 

Hervé Sard
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Policier
332 pages
ISBN : 978-2-916330-48-8
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Prix TTC : 11 €
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Morsaline nous plonge dans l’univers des psychopathes. Hervé Sard signe là son 4ème polar où le mystère côtoie l’humour, et la logique, la folie.


Avant-propos

 

Les larmes sont parfois amères, toujours salées. Morsaline vous arrache facilement les deux. Mais les larmes de rire sont-elles si loin ? Morsaline, est un lieu où les « fous » contemplent sombrement leur folie dans les yeux des gens « normaux ». Ceux du dehors. Est-il certain, toutefois, que les seconds soient beaucoup plus sains d’esprit que les premiers ? Il n’empêche que c’est bien à Morsaline que l’on ramasse un, puis deux corps sans vie. Et, même en ces lieux réservés aux « rejets » de la société, deux cadavres, c’est beaucoup. Ces deux morts, auxquels s’ajoute un maître chanteur qui semble avoir mal digéré une balle issue du même pistolet, échoient au commissaire Czerny. Quel point commun entre ces personnages si éloignés ? Il va longtemps chercher, à sa façon imprécise tenant de la divination et du flou artistique, laissant l’enquête imprimer son propre rythme aux événements. Son étrange équipe : le bègue, le scientifique allumé, le rocker, la nouvelle, le médecin légiste lunaire, vont le seconder à leur manière, entre Nantes et Saint-Nazaire.

C’est du Sard : les péripéties sont pesées et les amateurs de kilafé auront leur content d’énigme. Mais on va au-delà des plaisirs offerts par « Vice repetita » ou « Mat à Mort ». Hervé Sard donne ici une place bien plus grande à la richesse intime de son équipe policière. Voilà un écrivain qui sans renoncer à ses règles premières – l’exigence d’une intrigue qui tient – lâche la bride à sa richesse inventive. Son commissaire est plus que jamais hypochondriaque, sa légiste, plus que jamais perchée  à l’abri de ses dissections, son scientifique perdu dans ses équations, chacun poussé dans ses retranchements. Une fantaisie violente fait son entrée dans ce roman, quasi désespérée, sous-jacente tout du long, parfois clairement exprimée, feutrée la plupart du temps, qu’on sent prête à surgir, qu’on guette à chaque détour de paragraphe. On a donc ici le confort de retrouver une équipe appréciée dans « La Mélodie des Cendres » mais en même temps, les personnages ont mûri et on les redécouvre plus intimement.

Un ouvrage qui marque sans doute une étape dans l’œuvre d’Hervé Sard vers plus de fantaisie cruelle, pour notre plus grand plaisir, à nous lecteurs…     

         

                          Ava Ventura - 2010




Revue de presse

Claude Le Nocher a lu Morsaline (Action-suspense mai 2010)

C’est à Nantes et dans sa région qu’Hervé Sard situe son nouveau roman, intitulé “Morsaline” (Krakoen, 2010). Mais, plutôt que la géographie, ce sont les personnages animant cette histoire (souvent souriante) qui sont dignes d’intérêt.

[...]

On retrouve le singulier commissaire Czerny, qui enquêta dans “La mélodie des cendres” (Krakoen, 2008). Personnage décalé, raisonnant selon sa propre logique à base de cubes, vivant en couple avec un mainate alcoolique, ce drôle d’enquêteur est entouré de collaborateurs non moins originaux. Leurs méthodes sont sans doute un peu bavardes, et leurs suppositions souvent hasardeuses. Ils progressent comme dans le labyrinthe, se heurtant à plus de questions que de réponses. Néanmoins, ils finiront pas démêler l’imbroglio, quitte à ne pas trop insister sur les preuves à fournir. C’est à travers les personnages (quantité d’intervenants dans cette histoire) et l’ambiance (entre autres, le contexte de la clinique “Morsaline”) que l’auteur fait évoluer l’affaire, plutôt qu’en décrivant une enquête classique. Il suffit de se laisser entraîner pour apprécier ce foisonnant roman. La narration enjouée apporte une tonalité très agréable.

 

 
 
Copyright © Editions Krakoen / Photos : © Hugo Miserey