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REVUE DE PRESSE
- Julien Védrenne a lu TIMGAD. On trouve sa critique sur le site www.lelitteraire.com de février 2006, rubrique Pôle noir
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- Sur www.polarnoir.fr, Patrick Galmel a chroniqué TIMGAD
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- Sur www.noircommepolar.com, lire la chronique de Joël Jégouzo sur TIMGAD (8/3/2006)
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Jeanne Desaubry a lu Timgad
Pourquoi la civilisation Maya a t-elle disparu, laissant la place à la cruelle efficacité aztèque, laquelle finira victime de la cupidité hispanique ? Quel rapport avec la guerre civile espagnole ? Pourquoi ce cauchemar récurrent chez Damien Mandiburu, le héros de Timgad, qui lui interdit le repos ?
Franck Membribe construit sur ces trois axes une intrigue originale, rigoureuse, rythmée. On s’attache à ses personnages improbables : le héros : cet archéologue qui n’a pas fini de grandir, mais aussi le prof d’histoire en retraite, spécialiste de la marine, mais hydrophobe, la belle guide maya, l’ethnologue suisse lesbienne …sans oublier le commissaire allergique …Ils concourent tous à l’enquête de Damien Mandiburu, parti à la recherche des causes de la mort de l’ami d’enfance sombrement associé à ses cauchemars et qui vient de lui laisser un testament mystérieux et un lingot d’or qui pèse son poids de sang caillé. Meurtre ? Suicide ? Le décryptage de ce message étrange n’est pas sans danger …
Ça sent la cuisine mexicaine et les marchés indiens, les marinas méridionales, le mistral pollué, l’huile de vidange des cargos … Ça chante le blues, le rock ou le jazz. Ça chuchote en plusieurs langues et si on commence en pleine jungle amazonienne, on finit entre Fos sur Mer et Marseille. Le dénouement serait désespérant sans l’épilogue dont la conclusion « Incipit tragaedia » n’est nuancée que par la vitalité involontaire de la perpétuation de l’espèce.
Second roman de Franck Membribe, Timgad a de l’ambition. C’est un roman construit, intelligent, solide, qu’on ne prend à aucun moment au défaut d’une cuirasse sans faiblesse. L’écriture est pleine d’une passion retenue - trop peut-être ? - qui laisse un regret. La force contenue qu’on sent là pourrait se libérer et on aurait un sacré feu d’artifice tant la passion s’y sent déjà … On se prend à espérer un autre roman plus délié qui pourrait reposer sur la mélomanie de l’auteur dont le talent littéraire ne fait pas de doute.
Retrouvez les notes de lecture de Jeanne Desaubry sur son site
Extrait
Si tu lis ces quelques lignes, c'est que j'ai échoué définitivement.
Timgad ne renfermait pas ce que tu crois. Ecoute les gentilshommes de fortune, ils te guideront vers l'essence de ma mort et la sépulture d'Alain. Etudie la mémoire du chantier. Le rouge n'est pas que de sang, les profiteurs en ont fait leur blason. La fièvre cupide qui aveugle finit toujours par retomber. L'abomination se dévoile alors sans le fard de l'oubli. Puisse mon sacrifice conjurer cette malédiction séculaire.
Cherche. En souvenir de notre amitié, car je n'ai pas eu la force, ni le courage, ni même le droit peut-être… Rassemble les preuves pour le livrer à la justice des hommes et que cesse enfin ce magnétisme mortifère.
La soupe anthropophage rend fou, même sous les épices c'est la matière qui corrompt.
Ton ami de toujours,
Patrick
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