Les vieilles décences

 
 

4ème de couverture

Un flic et un juge, tous deux à la retraite, insatisfaits durant leur carrière respective, s'en donnent désormais à cœur joie pour débusquer les salauds en appliquant la loi, Leur Loi!…       

Lorsqu’ils tombent par hasard sur un trafic crapuleux, ils n’y vont pas par quatre chemins, ils nettoient à sec, sans rémission.  

Quand nos deux papys flingueurs repêchent un cadavre au sourire kabyle dans l’étang de Mornelande et que les autorités locales veulent transformer cet  homicide en suicide,  la mèche du pétard est allumée. Ils iront jusqu’au bout de leur enquête... explosive.

 

 

Max Obione
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Roman noir
232 pages
ISBN : 2-9519462-3-6
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Prix TTC : 9 €
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L'histoire

Une enquête menée tambour battant par un flic haut en couleur et fort en gueule en compagnie d’un juge qui se dessale, tous deux à la retraite. Bridés durant leur carrière respective, ils s’en donnent désormais à cœur joie pour débusquer les salauds en appliquant la loi, La Leur !… Attention ! Si vous n’êtes pas du genre « net », un conseil : ne vous trouvez pas sur le chemin de Le Mat et Raja.

L'histoire se déroule au coeur de la Beauce, dans les environs de Chartres.

Des céréales qui leurrent ont envahi la plaine...



Revue de presse

Paul Maugendre a lu Les vieilles décences (Mystère Jazz - janvier 2010)

[...]

Sous un aspect futile et léger, dû principalement à l’humour dégagé par les deux compères, ce roman de Max Obione traite d’un sujet brûlant, celui des dérives agricoles, d’une façon lucide. Les méfaits des manipulations transgéniques, niées et cachées par les grands groupes chimiques et ceux qui préfèrent la rentabilité au principe de précaution, bafouant la santé de leurs concitoyens, ne sont pas toujours dénoncés avec la virulence qu’il faudrait. Max Obione ne délivre pas un message mais il met en avant certaines pratiques honteuses, même si cela ne conduit pas forcément jusqu’au meurtre. Quoique. Les exemples de fermes incendiées “ spontanément ” ; de troupeaux d’ovins décimés, appartenant à de jeunes éleveurs bio, deviennent par trop fréquents dans la vie courante, pour que ces événements soient naturels. Max Obione gratte où ça démange, et il serait souhaitable que d’autres personnes en prennent conscience, et pas uniquement des auteurs de romans noirs. Les personnages de Raja et Le Mat sont réjouissants, et méritent d’entrer dans la galerie des protagonistes atypiques. Quant aux autres figurants de cette histoire, bons ou méchants, ils méritent eux aussi des mentions très bien, quel que soit leur rôle, comme les acteurs à qui seraient décernés le César du meilleur second rôle.


Une lecture de CLAUDE LE NOCHER (Novembre 2006 - Rayon polar)

 

Maurice, ancien policier, et Raymond, magistrat retraité, forment un duo d’amis épicuriens. Des enquêtes aussi officieuses qu’agitées pimentent occasionnellement leur vie. Cette fois, dans un étang de la Beauce, ils découvrent un cadavre égorgé. Par la suite, le journal régional évoque une simple noyade. Intrigué, Maurice s’installe à Vellicourt, bientôt rejoint par Raymond. L’ex-policier commence par dompter leur logeuse, dont la réputation de gouine n’est pas usurpée. Il secoue le correspondant du journal, dont l’article fut modifié. Ce localier est victime d’un curieux accident. Les gendarmes parlent d’un suicide, comme pour le "noyé".
Le duo identifie le mort de l’étang. Ce producteur de blé avait choisi une agriculture respectueuse de la nature. Désemparée, sa veuve est soutenue par un instit écolo. On pourrait les soupçonner du meurtre du mari. Une autre piste parait plus sérieuse.
Faux noble, le vicomte de Hautemanière dirige l’industrie céréalière dans la région. Il a la confiance d’un groupe international voulant imposer la culture du blé transgénique. Il est aussi le grand maître de la Confrérie de Saint-Luperce, encadrée par de menaçants vigiles. Certaines activités de cette Confrérie sont douteuses. Sous des prétextes caritatifs, elle réunit l’élite politico-économique et religieuse. L'intervention de Maurice et Raymond va s'avérer "explosive"...

Non-conformistes, ces compères complémentaires font une insolite paire d’enquêteurs. Pour ces libres justiciers, pas de compromis, ni de consensus hypocrites. "Les vieilles décences, à la trappe. Place nette, je te dis ! Purger l’atmosphère…" Leur mission consiste à lutter contre les magouilleurs et fachos de tout poil. Sans oublier de s’octroyer de bonnes doses des meilleurs crus. Si cette ironique comédie à suspense porte un message, il s’agit surtout d’une aventure mouvementée. Max Obione sait que l’essentiel, c’est "d’abord raconter une histoire". Ce souriant roman est un régal.


Critique publiée sur Noircommepolar (octobre 2005)

Extrait du papier de Joël Jégouzo

[...] Ce n'est pourtant pas l'intrigue qui rend ce polar attachant : ce sont ses personnages, ce couple de retraités, Le Mat et Raja, veilleurs improbables de notre monde si moche. Braillards, paillards, il y a du Gabin dans ces deux-là, dans leur vadrouille exubérante de papys flingueurs. Du coup, la gouaille est à discrétion. Max Obione nous sert une langue truculente, qui de " pucier " à " ramenard ", dévale à toute blinde la baragouin des gens de peu, la langue des bords de route du Tour de France, en marcel et pastaga. Une langue qui, à elle seule, est comme un lieu de mémoire : celle d'un certain ton longuement mûri par le polar français. Un polar qui baguenaude en somme, qui prend la clef des champs, s'enchampêtre si on osait, de bonnes odeurs de terre et de paille humide. [...]                

A propos  

"Les vieilles décences" à la radio

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L'émission date de la mi-février 2005, depuis lors le livre est en vente dans toutes les librairies

Max interviouvé par Maud Letti

Lire

Mine de rien, Max Obione gratte à sa façon les belles écorchures à vif d’une société autiste glissant progressivement vers la barbarie. Pas étonnant que ses deux nouveaux héros – nettoyeurs du genre fer-plaie – allument la mèche.

D’ordinaire, il traque les magouilles dans les gestions publiques. Il s’occupait encore récemment d’affaires culturelles dans l’extrême sud de la France. Aux dernières nouvelles, il veillerait derechef au respect de l’ordre dans les comptes publics. (2003)

 
 
 
Copyright © Editions Krakoen / Photos : © Hugo Miserey