Fiche Wagadou
     
  Wagadou  

Nouveauté

Bill, lieutenant de police, fait partie d'une bande de copains motards qui rigole, ripaille, picole et bastonne à l'occasion. Au guidon de sa Harley, il sillonne Lille à tout berzingue à la poursuite d'un gang de méchantes crapules lancé aux trousses du Wagadou. Son enquête piégeuse ira de rebondissements en dérapages. L'amitié, une histoire de pognon sale et d'espionnage, le tout agrémenté d'embardées poétiques et culinaires composent ce cocktail ch'ti aussi savoureux qu'une chope de "Mort subite", la bien nommée.

Fantasia chez les ch'ti motards

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Jean-Marc Demetz
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roman policier
250 pages
ISBN : 2-916330-09-7
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Prix TTC : 8 €
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Attention pour le Nord-Pas-de-Calais

et la Picardie, cet ouvrage est diffusé et

distribué par :

RAVET-ANCEAU
5 rue de Fives - BP 90019
59651 Villeneuve d'Ascq cedex
Tél : 03.20.41.40.70
Fax : 03.20.41.40.75


A propos

Comme il y a le polar marseillais qui compte d’éminentes plumes du genre, verra-t-on un jour émerger le polar lillois ? Qui sait ! en tout cas, le roman de Jean-Marc Demetz s’inscrirait parfaitement dans cette catégorie tant l’esprit du Nord et de ses traditions constituent la toile de fond de cette histoire. Fantaisie, générosité, motos, gueuse et bonne chair, autant de registres sur lesquels joue l’auteur pour composer ce polar original, éloigné des formes contemporaines formatées du genre.



Revue de presse

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MOTO d'hier n° de juillet 2006

Jean-Marc Demetz nous accueille au pays des Ch’tis où Dumis, le Ducatiste, va succomber à l’issue d’un curieux accident. Il nous plonge dans l’univers de la moto : la classique bien sûr, car l‘auteur est un épicurien, il connaît la saveur des mets. Alors, gazafond pour un polar complètement atypique où nous retrouvons entre autres Gégé et son atelier, les bonnes vibrations de la Golden Flash, une ambiance de rigolade, de ripaille, de pilotage à tout berzingue au sein d’une intrigue faite de pognon sale, d’espionnage mais aussi de beaucoup d’amitié. Ne cherchez pas à classer ce roman. A notre sens, il est simplement humain. Il ravira aussi bien les amateurs des « Tontons Flingueurs » que ceux de « Traque sur Internet ». Wagadou est un véritable polar noir émanant d’une fiction qui n’est peut être pas si loin de notre réalité. Pour ce qui est de la moto ancienne cela s’entend… Nous vous en laissons seuls juges. Pour notre part, nous nous sommes vraiment régalés. 


Le journal des motards

"J’ai « kiffé » grave ce polar."

L’histoire, elle aurait pu s’intituler : du rififi chez les motards « ch’ti » !

Bill, lieutenant de police Harleyiste, fait partie d’une bande de tarmots, joyeux ripailleurs aimant le « picon bière », la bonne cuisine et l’Amitié. Et puis tout dérape, le pote déquillé par des voyous, des costards-trois-pièces pas nets, du pognon sale, de l’espionnage et tout ce beau monde à la recherche du… Wagadou.

L’auteur.

Voilà un mec qui revendique son blouson en cuir, son cromwell et les vieilles bécanes… L’auteur, Jean-Marc Demetz parle des motos comme l’on goûte un mets exquis. Ne nous y trompons pas, nous avons affaire à un poète, un épicurien qui a des principes :

« Un bon plat ne doit pas mélanger plus de trois saveurs et pour apprécier les motos de compète, il en est de même : le moteur, avant tout le moteur, le châssis et une paire de couilles ».

Demetz nous livre un polar inclassable, cocasse, déjanté… pour amoureux des chemins de traverse. Vous l’aurez compris les p’tits loups, j’ai « kiffé » grave ce polar.


Claudette Porpiglia a lu Wagadou, voici sa critique parue sur Le Rayon du polar

Nouveautés de la semaine du 17 au 21 avril 2006

A la recherche du « Wagadou » perdu : une quête loufoque et déjantée …
OPNI, Objet Polar Non Identifié, tel que le présente le directeur éditorial
de chez Krakoen, la « petite fabrique de polars ». Voilà bien en effet
l’objet le plus étrange que j’aie tenu entre mes mains cette saison… !

Où l’auteur débarque au milieu de l’intrigue et entame une controverse avec
ses victimes, pardon ses personnages qui ne l’entendent pas de cette
oreille. Où des pages à la gloire de la bière ont des accents Delermiens, où
la littérature pour enfant fait une irruption inattendue. Entre tragédie et
livre de recettes, l’intrigue n’est que le prétexte à un délire de potache.
Collage génial ou canular, impossible de me décider.
Demetz, rencontré au salon du livre policier de Lens refuse obstinément
l’appellation d’écrivain. Raison ou tort ? J’ai envie de dire que si cet
homme (dont la truculente bonhomie n’est pas la moindre des qualités) n’est
pas écrivain, c’est que personne ne l’est. C’est un artiste, une fine
gueule, un amoureux de motos et d’amitiés. Son bouquin vaut par sa richesse
et sa folie tous les Xanax du monde. Levons notre verre (Picon bière pour
tout le monde, évidemment !) à l’ineffable Wagadou, dont je ne vous dirai
rien de plus si ce n’est qu’il mérite d’aller au bout du polar le plus
déroutant qui soit.

 

Le site de Rayon du polar


Nigel Greyman a lu Wagadou

Wagadou, fort en goût

On connaît le polar procédural, le polar historique, régional, néo, loufoque, etc. etc., le genre est riche en catégories, alors voici le polar foutraque. Que ceux qui aiment les intrigues tirées au cordeau, les personnages dessinés avec méticulosité,… passent au livre suivant, car j’imagine qu’ils rangeaient sagement leur chambre quand ils étaient mômes et que dans leur tête végètent quelques bonnes vieilles certitudes sur l’ordre du monde. En revanche, si vous aimez les sentiers aux orties, le bordel ambiant, le désordre créatif, les digressions qui tuent, la surprise à chaque page, les bifurcations, les rapprochements dingues, les Picon bières à répétition, vous serez des grands vernis : invités à la fête que Jean-Marc Demetz donne dans son premier bouquin pour la plus grande joie des lecteurs aventureux. Nul doute que les pisse-froid du polar académique amerloque ou frenchy formaté ne vont pas tarder à défourailler. C’est bon signe ! Pour ma part, j’ai pris un grand plaisir, allant de surprise en surprises, en rentrant sans a priori dans ce bouquin inclassable. Qu’un pâté en gelée – potjchvleech – soit convoqué pour image de l’harmonie des choses, qu’on se promène dans le vieux Lille, qu’on déguste une gueuze en parlant bécane… vous serez brinqueballé comme la bille d’un flipper. – Ah les motos de chez moto si bien décrites : « Certains affectionnent l’anglaise, même perfide, parce qu’elle vibre et grogne pour lâcher sa puissance en force. Gégé l’aimait aussi pour cela, il était impossible de la révéler avec des caresses légères. Il lui fallait des caresses profondes. Les motos anglaises sont des vaginales. »

L’histoire prétexte est secondaire, car c’est la vibration de l’esprit du Nord qu’on ressent, cette sorte de stridulation narrative et généreuse qui vous laisse en éveil, tout en mots surprenants qui semblent heureux de se trouver côte à côte pour la première fois de leur vie de mot, ces rapprochements donnent le meilleur de leur rencontre, en frottement, en bruit, en littérature tout bonnement. Et que dire du montage du roman bâti en plans « jeanlucgodardiens » : collages et fictions, considérations divers et prises de position, recettes de cuisine et envolées poétiques, accents d’intimité blessée et paillardises, fantaisie et cocasserie achevées… Les démêlés de l’auteur avec ses personnages sont d’une grande drôlerie. Sans doute la première moitié du roman l’emporte sur la seconde pour se terminer par une sorte de conte enfantin déjanté sur la zoologie du wagadou.

Le meilleur du coq et de l’âne

« Essorer son cœur pour y déposer des larmes qu’elle transforme en petites gouttes de bonheur. » et aussi « Et Barry White, je peux plus l’écouter. A chaque fois, je me tape une érection d’âne. C’est marrant les mécanismes. » Voici à la volée, deux perles d’un fabuleux collier dont certaines m’ont fait vraiment rire. A cet égard, la première phrase du livre m’a accroché d’emblée : « Il arrive qu’une idée saugrenue déboule dans une tête. C’était celle de Dumis. » Une entame de cette sorte ne peut sortir que de la plume d’un véritable auteur bien que Demetz se revendique « écrivaillon de mes deux ». Qu’il garde cet ego modeste et nous livre rapidement la suite de ces pérégrinations littéraires en pays nordiste.

Tsunamien, tsunamical ou tsunamiesque, le rire tonitruant de Demetz ! roulant en cascade, avec au final un point d’orgue aigu de frein bloqué. Editer chez Krakoen qui donne une chance aux écritures atypiques, encore une de ces farces. L’aime bien faire la nique au monde… ch’ti là !

Nigel Greyman- mai 2006

 


Jeanne Desaubry a lu Wagadou

Nouveautés mai 2006 sur Pol'Art Noir

Wagadou est le premier roman de Jean-Marc Demetz, qui quelque part dans l'intrigue, au moment le plus saugrenu qui soit, en plein suspens, arrête tout pour vous raconter pourquoi il a traîné les estaminets, son carnet sur les genoux, afin de décharger son gros cœur généreux de tout ça.

Dumis, bien que personnage principal ne passe pas les dix premières pages avant d'être proprement assassiné. L'autre personnage dont on reparlera tout du long : la moto mythique, toutes les motos et toutes les courses de motos du monde… Que viennent-ils faire là ? Pas grand chose, mais ce n'est pas grave, c'est une question d'ambiance...

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Moto revue (semaine du 5 au 11 juin 2006)

Cette semaine, vos journalistes préférés ont sélectionné une paire de bons bouquins. Une belle occasion de s'évader... dans un fauteuil !

Wagadou

A lire pendant les vacances pour se détendre, le Wagadou est un polar original qui mêle intrigue, art de table et moto. Pour son premier livre, Jean-Marc Demetz signe un roman facile à lire et plaisant. D'un crime, il nous emmène dans une histoire politico-terroriste à travers Lille et ses environs. A coup d'envolées lyriques sur certains plats, bières et bien évidemment sur les motos mythiques, l'auteur nous surprend en intervenant directement dans le livre pour parler avec ses personnages. Bien que l'intrigue soit un peu tirée par les cheveux, il faut attendre la dernière page pour comprendre la signification rigolote du Wagadou.

Par Jean-Marc Demetz. Editions Krakoen. Prix indicatif : 8 €.

 

 

 

 
 
Copyright © Editions Krakoen / Photos : © Hugo Miserey