Fiche "La troisième vague"
     
  La troisième vague  

 

Quel est le point commun entre la mort inopinée d'un paparazzo en plein cœur de Bruxelles, l'éducation criminelle d'un voyou à Montréal et les deux vagues d'attaques bestiales survenues entre 1982 et 1985 dans les supermarchés du Brabant wallon? A priori, aucun. Pourtant, lorsque Vassili Sokolovski abandonne les faubourgs de Bagdad pour la capitale de l'Europe, bien décidé à faire la lumière sur la mort de son ami, il se retrouve dans la focale d'oiseaux qui n'ont rien à voir avec les volatiles de la Place Poelaert. Assisté de limiers improvisés de l'Associated Press, il lance son enquête personnelle.
Celle-ci dévoilera les dessous d'une affaire criminelle sans précédent qui suscite encore et toujours des interrogations. La troisième vague déferle..

 

Paul Colize
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roman noir + un dossier
"Les tueurs du Brabant"
de Michel Leurquin
420 pages
ISBN : 978-2-916330-35-8
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Prix TTC : 20 €
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Dans la lecture, il est des mystères qui ne s'expliquent pas. Ouvrir un livre, en lire la première page, parfois même quelques lignes, et se dire « Ce roman, je sais que je vais l'aimer», en fait partie. Franck Thilliez

 

 

Un dossier de plus de 100 pages «Les tueurs du Brabant» signé Michel Leurquin est inclus en annexe au roman

 

Ce livre vient d'être sélectionné parmi les 10 polars concourant à La plume de cristal. Prix du polar décerné dans le cadre du Festival international du film policier de Liège (Belgique)


Avant-propos

Dans la lecture, il est des mystères qui ne s'expliquent pas. Ouvrir un livre, en lire la première page, parfois même quelques lignes, et se dire « Ce roman, je sais que je vais l'aimer», en fait partie. Cela m'a toujours procuré cette sensation, avec les récits de Paul Colize. Il est, aujourd'hui, de ces auteurs que je pourrais lire… les yeux fermés.
Les premiers chapitres sont à couper le souffle, ils résument, à mon sens, le style Colize. Une écriture soignée, précise, qui plonge vers l'essentiel. Un sens du récit et du suspense qui fait mouche, des personnages avec lesquels on se sent bien immédiatement. Sans oublier un humour à fleur de mots, grinçant et toujours drôle. Magique…
Et puis, il y a l'histoire. Épatante, intrigante, fouillée. On sent que Paul Colize s'est largement documenté sur tous les thèmes qu'il aborde.
Le milieu des paparazzi, le fonctionnement de la police, de la presse.
Ces pays, ces villes, qu'il nous invite à traverser dans une partie de cache-cache sanglante. Sans oublier, évidemment, cette terrible affaire de Grand banditisme, aussi célèbre en Belgique que l'affaire Mesrine en France. Les tueurs du vendredi… Un cauchemar éveillé, encore irrésolu à ce jour, qui sert de fondation au roman, et que l'auteur nous invite à découvrir en y apportant sa propre interprétation.
Un voyage à un train d'enfer aux chapitres courts, aux personnages décalés mais toujours justes, des intrigues entremêlées qui devraient ravir les amateurs du genre.
Franck Thilliez




Revue de presse

Max Gillio a lu La troisième vague (K-libre - octobre 2009)

Une plongée dans les années de plomb

Vassili Skolovski, photographe de presse est en reportage à Bagdad. Un soir, il reçoit un appel : Pierre, son meilleur ami, lui-même photographe, a été abattu à Bruxelles et n'a eu que le temps de composer son numéro avant de mourir.
Anéanti, Vassili rejoint aussitôt la capitale belge. Il apprend que durant son trajet, les assassins de son ami ont été jusqu'à pénétrer dans l'Institut Médico-légal pour détrousser le cadavre.
N'ayant pas confiance en la police locale, Vassili décide de mener l'enquête, en commençant par dénicher ce que les meurtriers n'ont pas réussi à retrouver : une carte-mémoire d'appareil photo.
L'intrigue de ce roman est très efficace et habilement structurée. Parallèlement à l'enquête de Vassili, l'auteur nous livre, à intervalles réguliers, l'histoire d'un mystérieux escroc devenu hacker de génie, et surtout des chapitres où il nous retrace l'histoire des années de plomb belges, celle de ces mystérieux "Tueurs du Vendredi" qui ensanglantèrent le pays de 1982 à 1985 : chantage, meurtres, espionnage, terrorisme… tous les ingrédients sont réunis pour construire une intrigue solide et accrocheuse.
Démarche audacieuse qui consiste pour un auteur à partir d'un fait historique passé dans la mémoire collective, et d'y insérer une histoire fictive, mais avec suffisamment de talent pour que le doute s'insinue en nous et nous fasse hésiter sur la véracité ou non du propos. Mais Paul Colize n'est pas James Ellroy en ce sens qu'il annonce dès le départ que son histoire n'est qu'une fiction avec en arrière-plan, la réalité historique. Il ne nous livre donc pas la clé de cette énigme incroyable. Un passionnant dossier, signé Michel Leurquin, dans la deuxième partie du livre, nous retrace tout l'historique de ces années de plomb.
Passons maintenant au style : on le sait, rien de plus subjectif. Mais ce qui est appréciable, chez un romancier, c'est qu'il ait une démarche, un angle d'écriture revendiqué et qu'il le défende. Paul Colize n'écrit pas : il taille. Au sécateur, à la serpe. On le devine le petit doigt en survol perpétuel de la touche "suppr", à la recherche de la redondance, à l'affût de l'adjectif de trop, traquant l'adverbe malheureux.
Le résultat est une écriture sèche, acérée, nerveuse. Phrases courtes, saccadées, presque oppressantes.
Pourquoi pas ?
Après tout, Vassili mène une course contre la montre : il doit remettre des documents avant une date butoir, sous peine que des malfaiteurs s'en prennent à son fils. L'écriture épouse donc la course du personnage : sans temps morts ni pause clope.
On objectera qu'un tel parti-pris peut rebuter les adeptes d'une écriture langoureuse et serpentine. Et l'on souhaiterait presque à l'auteur qu'il s'accorde parfois le temps d'une phrase de plus de deux lignes, qu'il nous gratifie d'une métaphore un peu plus suave. Çà et là, quelques moments de tendresse, des fulgurances stylistiques donnent envie d'en lire davantage. Le temps de se réoxygéner avant une nouvelle plongée en apnée Mais il s'agit d'un choix d'écriture, sans compromis.
Très bon roman que cette Troisième vague. Un roman qui ne se cherche pas, qui s'assume et le fait fort bien.

Citation

"La vérité a cette manie pernicieuse de toujours trouver la lumière."


Jean-Marc Laherrère a lu La troisième vague (actu-du-noir, juin 2009)

Paul Colize sur les traces des tueurs du Brabant

Il y a des livres qui échouent sur la pile à lire (ce qui reflète déjà un premier choix), mais qui y restent longtemps, parce qu’il y en a toujours un ou deux qui leur passent devant. La troisième vague de Paul Colize fut de ceux-là. Parce que je fais plutôt confiance aux éditions Krakoen (c’est pour ça qu’il était dans la pile), mais aussi parce que le traitement romanesque d’un fait divers ne me tentait pas assez pour je m’en saisisse. Je l’ai saisi …  

Vassili Sokolovski est un habitué de l'horreur. Photographe à l'agence Associated Press, il est à Bagdad quand il reçoit un coup de fil de son ami Pierre. Celui-ci lui confie un nom, puis se tait. Quelques minutes plus tard, le frère de Pierre l'appelle, il a été abattu, à Bruxelles. Vassili s'y rend immédiatement, et décide de découvrir pourquoi son ami est mort. Son enquête va l'amener à s'intéresser à un affaire judiciaire belge vieille de vingt ans : Deux vagues de massacres, perpétrés essentiellement autour de petits commerces, ayant fait une trentaine de morts. Les coupables n'ont jamais été identifiés.  

Impeccable. C'est le mot qui vient spontanément à l'esprit à propos de ce roman que Paul Colize a écrit à partir de faits réels, l'affaire des tueurs du Brabant. Le style, en premier lieu, est remarquable. Sec, précis, rythmé. On dirait du Manotti. La construction ensuite, qui accroche immédiatement le lecteur, insère toujours au bon moment, quelques retours vers le passé qui finiront, à la toute fin, par reconstituer le puzzle.  

De la très belle ouvrage, qui ne se lâche plus une fois qu’on a lu les premières pages. Le roman est complété par un dossier très complet sur l’affaire judiciaire réelle.


Etienne Borgers a lu La troisième vague    (polarnoir - février 2009)

Raconté sous forme de  thriller ramassé et concis, les recherches du photographe de guerre Vassili Sokolovski nous entraînent dans le Bruxelles de fin 2006, où Pierre, un de ses amis, vient de se faire abattre dans un couloir proche d’une église dans la rue des Minimes, cœur historique de la capitale belge. Elles le mèneront très vite sur les traces d’implacables tueurs s’activant à la recherche de quelque chose que détenait Pierre.
S’acharnant à retrouver les personnes impliquées dans un étrange rendez-vous qu’a photographié Pierre à Bruxelles, Vassili va se retrouver agressé et menacé par ceux qui ont tué son ami. Sans choix possible, il devra mener son enquête pour leur compte.
Sur le fil du rasoir, le photographe va affronter les dangers immédiats qui parsèment son parcours dans plusieurs pays européens, devant se méfier de tout le monde, même des services de police belges, car  plus il avance  plus il devient évident que le lièvre est de taille. Malsain, dangereux et prêt à tout, le rongeur. Intouchable. Mortel. Avec des indices de la Belgique des années 1980 qui finissent par refaire surface, en ligne droite des années de plomb version belge : plus lourdes et plus dissimulées que nulle part ailleurs… Impénétrables.
On est d’emblée pris par un récit qui captive le lecteur et ne le lâche plus. Si on est bien dans un thriller, et si Paul Colize, auteur belge,  applique bien quelques recettes du genre, le roman n’a rien du thriller « fabriqué ». L’écriture concise et directe, qui ici n’est pas du tout synonyme d’indigence, participe à l’impact du texte de manière efficace et tient le lecteur dans les rails voulus par l’auteur. Ajoutons à cela qu’il s’agit d’un récit croisé, fait de trois fils bien distincts qui finiront par se rejoindre, tous habilement insérés et qui s’imbriquent sans lourdeur.
On sera un peu plus réservé quant à la solution choisie par l’auteur comme épilogue général du roman. Si le dénouement peut s’inscrire sans trop de difficultés dans le cours du récit romanesque, on aurait pu s’attendre à une conclusion débouchant sur quelque chose de plus ample, de plus « résonnant ». Mais le choix de l’auteur ne dépareille pas le récit, répétons-le.
Une des composantes de La troisième vague fait  appel à un épisode honteux et sanglant : les Tueurs du Brabant qui dans les années 80 firent 24 morts en Belgique, sous l’œil impavide et inefficace d’une maréchaussée dévorée par ses propres démons et sa criminelle complaisance envers le politique. A tel point qu’une des pistes très sérieuses passait par les effectifs de la gendarmerie comme pourvoyeurs de tueurs et l’extrême droite ! Cette affaire ne fut jamais élucidée, maintes fois enterrée, et récemment rouverte devant la persistance de mémoire du public belge. Il semblerait officiellement qu’on penche maintenant de plus en plus vers le grand banditisme ! On vous l’avait dit que la Belgique, et ses affaires criminelles enterrées, puait.
Les aberrations et scandales criminels belges semblent enfin gagner l’attention d’un nombre grandissant d’auteurs de romans noirs de ce pays, comme François Weerts et Alain Berenboom il y a peu. Mais le pire reste encore à étaler et à traiter, des épisodes d’une noirceur et d’une brutalité peu commune, ayant presque toujours des résonances politiques.
Paul Colize participe à cette mise au jour avec ce roman qui fait mouche, un thriller nettement au dessus de la moyenne du genre.

Les tueurs du Brabant
En fin de volume, il y a un dossier bien documenté, signé Michel Leurquin, qui retrace en une centaine de pages les invraisemblables péripéties sanglantes de ces tueurs du Brabant opérant aveuglément aux caisses des super marchés, ainsi que les diverse hypothèses et pistes suivies par le judiciaire ou les enquêteurs de la presse belge. Une ajoute bienvenue pour le lecteur de 2009 qui n’a sans doute plus en mémoire certains détails ahurissants de cette affaire toujours non résolue.
EB (février 2009) (c) Copyright 2009 E.Borgers


Laurence Patri a lu La troisième vague (sur biblioblog - mars 2009)

Oyez ! Oyez braves gens ! Le nouveau Paul Colize est sorti ! Je vous avais parlé de cet auteur pour la première fois en décembre 2005 et ai suivi depuis régulièrement chacune de ses sorties. Mais cette année est un peu particulière :  non seulement le dernier roman de Paul Colize est publié à compte d'éditeur mais Quatre Valets et une dame vient de finir 3ème au Grand Prix VSD du polar 2009. Je suis donc très heureuse qu'aujourd'hui les professionnels se rallient à nos avis d'internautes et reconnaissent à leur tour le talent de ce conteur hors pair.
Mais revenons à l'objet de son dernier roman. Dans La troisième vague, Paul Colize s'intéresse à un fait divers qui a défrayé la chronique belge pendant les années plomb : entre 1982 et 1985, un groupe appelé « Les tueurs du Brabant » ont opéré des attaques sanguinaires dans les supermarchés de cette région belge. Quelles étaient leurs motivations ? Avaient-ils un commanditaire ? Plus de vingt ans après, le mystère demeure et nul n'a réussi à résoudre cette terrifiante énigme criminelle.

Paul Colize revient donc ici sur la plus étrange affaire criminelle de Belgique : 28 assassinats non résolus, huit juges d'instruction, une centaine d'enquêteurs, deux commissions parlementaires, et toujours pas l'ombre d'une preuve. Dès l'avertissement l'auteur annonce à son lecteur que l'affaire des « tueurs du Brabant » a pour lui été un prétexte narratif et que l'histoire qu'il va nous conter est œuvre de fiction :
Vassili Skolovski, photographe de guerre en déplacement à Bagdad, reçoit un appel téléphonique très inquiétant de son meilleur ami Pierre, paparazzo de son état. Quelques heures plus tard, comme il le pressentait, il apprend que Pierre vient d'être assassiné dans une petite ruelle de Bruxelles. Ni une ni deux, Vassili prend le premier avion pour la Belgique et découvre que Pierre avait été embauché pour une étrange mission. Sur la carte mémoire que Vassili a retrouvée, pas de stars et ni de paillettes, mais deux hommes en train d'échanger une mallette dans le tribunal de Bruxelles. Qui sont ces deux hommes ? Quel est le contenu de la mallette ? Vassili n'a malheureusement pas le temps de se poser trop de questions et se retrouve la proie d'hommes de main pour le moins hostiles...

Dans La troisième vague, on retrouve son talent rare de manipuler le lecteur : on a beau essayer de démêler les fils, on se rend compte rapidement que l'on ne comprend que quand l'auteur l'a réellement décidé. Paul Colize n'use point de procédés faciles et fabriqués, et pourtant on est littéralement happé par son histoire. Les narrations croisées ajoutent au suspens général et finissent par se rejoindre avec une telle cohérence que l'on peste de ne pas l'avoir compris avant. Tout lecteur de polar est en effet un peu masochiste : pour qu'un polar soit réussi, il faut que l'auteur garde en permanence le contrôle, que le lecteur soit victime de son esprit retors. Il y a un vrai plaisir à découvrir que l'on s'est fait avoir comme un bleu, de ne découvrir qu'au dernier moment les tenants et aboutissants de l'intrigue. Or, Paul Colize est un maître du genre. Je ne sais comment il se débrouille, mais jamais je n'ai réussi à être plus maligne que lui. À chaque nouveau roman, je me laisse totalement avoir et La troisième vague ne fait pas exception.
Et puis, chose de plus en plus rare dans le genre du polar, il y a un style Colize, une plume singulière : une écriture précise et efficace, des retours à la ligne parfois étonnants mais donnant un rythme tout particulier à la lecture. Si l'auteur cette fois-ci semble avoir laissé de côté son humour grinçant, on retrouve cependant quelques éléments récurrents : une jeune femme rousse, un anti-héros dépassé par les événements, l'art de brosser des portraits en quelques mots bien sentis, une intrigue haletante et surprenante.

Oui, Paul Colize est un conteur hors pair, il n'y a aucun doute, et j'en suis personnellement convaincue depuis bientôt 4 ans. Je ne suis d'ailleurs pas la seule, puisque la préface élogieuse de ce nouveau roman est signée par Franck Thilliez. C'est donc avec une certaine émotion que j'ai appris que les romans de Paul Colize seraient désormais disponibles dans toutes bonnes librairies, et j'espère que ce n'est que le début d'une nouvelle et longue aventure. D'ailleurs, La troisième vague fait partie des dix finalistes du concours La plume de cristal (Prix du polar décerné dans le cadre du Festival international du film policier de Liège). Quand je vous dis que l'année 2009 sera celle de Paul Colize !

Pour ceux qui seraient intéressés par les faits, un dossier complet sur cette affaire, signé par Michel Leurquin, est proposé à la fin du roman. Dans la centaine de pages qui constituent cette annexe, Michel Leurquin revient sur les événements, les procédures judiciaires, les différentes pistes soulevées par les enquêteurs. Même si l'on peut regretter qu'il ne soit pas mieux rédigé (lourdeur de style, syntaxe aléatoire), ce qui est surprenant dans ce dossier, c'est à quel point, vingt ans après, les interrogations sont toujours aussi nombreuses. L'affaire n'est d'ailleurs toujours pas enterrée et plusieurs services tentent toujours de la résoudre.


Sur Bibliotheca lire mars 2008


Sorti début 2009 La troisième vague de l'écrivain belge Paul Colize est déjà son sixième roman, mais aussi son premier à être édité à compte d'éditeur. Une révélation un peu tardive au vu de la qualité de ses précédents, mais mieux vaut tard que jamais.
Ici, pour cet excellent thriller, Paul Colize s'inspire d'un triste et sombre fait divers toujours non élucidé, celui des Tueurs du Brabant, responsables de multiples attaques, souvent meurtrières, contre une enseigne de supermarchés installée en région bruxelloise, une affaire qui a mobilisé au fil des années huit juges d'instruction, une centaine d'enquêteurs et deux commissions parlementaires. Pour les besoins du roman, certains éléments ont cependant été modifiés par l'auteur.
Et Paul Colize imagine ici un dernier soubresaut de cette sombre affaire qui, tout en restant dans la fiction, en dévoilera enfin les tenants et aboutissants. Et on retrouve dans ce roman l'immense talent d'écrivain et de conteur de Paul Colize qui réussit à accrocher le lecteur dès les premières pages, dans le rues d'un Bagdad en proie à la guerre et aux médias, et qui se poursuit ensuite dans une enquête pleine de rebondissements dans une capitale européenne, elle en proie à son passé et ses affaires. Le style est efficace et précis, la lecture passionnante.

Et pour tous ceux intéressés par l'affaire des Tueurs du Brabant, cette la vraie sans fiction, le roman est augmenté en annexe d'un dossier complet d'une centaine de pages sur l'affaire, signé par Michel Leurquin, un spécialiste qui suit l'affaire depuis près de vingt ans. Il y détaille les multiples pistes suivies par les enquêteurs ainsi que les nombreuses hypothèses qui ont été établies pour expliquer ces attaques.

La troisième vague de Paul Colize est un excellent thriller, très réussi, revisitant avec talent la célèbre affaire des Tueurs du Brabant.

A découvrir au plus vite !


Sur le forum Noirbazar Stalker > le Lun 16 Mar - 17:21


Je me souviens clairement de ce texte court qui mettait en scène une Toyota sur le point d’exploser, quelque part en Irak. Je l’avais découvert sur un forum et retenu pour plusieurs raisons. La scène en soi captivait l’attention, et elle était soutenue par une écriture qui possède deux qualités propres : elle nous permet d’entrer sans délai dans le texte et, en même temps, elle semble trop soignée, trop parfaite, pas assez naturelle ; ce qui, en temps normal, devrait nous éloigner d’un texte.
Mais le paradoxe fonctionne.
Ce court texte, remanié, constitue le deuxième chapitre de La troisième vague. L’ouvrage est assorti d’un dossier rédigé par Michel Leurquin, consacré à l’affaire des tueurs du Brabant, dont on dit qu’elle est aussi célèbre en Belgique que le dossier Mesrine en France.

Le paradoxe s’étire tout le long du roman. L’écriture est impeccable, composée avec une rigueur obsessionnelle, mais sait aussi se truffer de grains de sable si nécessaire ; de petites touches tranchantes ou épineuses qui font tout son relief.
Et l’intrigue est là, monumentale. Un nœud extrêmement compliqué qui aurait dû dépasser l’auteur, même si ce dernier précise d’entrée de jeu qu’on est bien en présence d’une fiction. Et au lieu de se laisser dépasser, il s’accapare l’Histoire, en l’isolant et en la réinjectant dans son récit qu’il trouve encore le moyen de complexifier.
A ce jeu dangereux s’ajoute une part documentaire impressionnante qui touche à tous les domaines abordés au fil des chapitres. C’est ici que bien des auteurs se plantent, en trahissant souvent leur écriture à coups d’intrusions pédagogiques lourdes, incongrues et souvent ennuyeuses. Ici, ça fonctionne, car la forme d’écriture propre à Colize tolère ce genre d’injection. On pourrait même dire qu’elle l’exige et qu’elle en est friande.
C’est du beau travail.  
Pour en savoir plus sur l’auteur, il se livre ici : http://polarsdeux.1fr1.net/paul-colize-f9/

 
 
 
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